- 1 - Le blues de l'identité volée
- 2 - VMWare, téléchargement de rustines massives
- 3 - Qui veut la peau d'IPv6 ?
- 4 - Le petit Kaminsky en kit
2) VMWare, téléchargement de rustines massives
L’application de correctifs sur des machines virtuelles (quelque soit la marque considérée) est rarement un processus simple et léger. L’équipe de CNIS-Mag souhaite donc bon courage aux administrateurs d’outils VMWare qui devront appliquer les rustines colmatant des séries de failles sur
ACE
Player
Server
Et Workstation
Chaque jeu de correctifs concerne plusieurs versions à chaque fois.
3) Qui veut la peau d’IPv6 ?
Johan Denoyer, sur son blog francophone « la vie et les nouvelles technologies », pousse un véritable « coup de gueule » intitulé « IPv6 or not IPv6 », un billet en forme de questions qui dit en substance « faudra-t-il attendre les ultimes secondes avant la saturation d’IPv4 avant que de passer à v6 ? ». Questions bien entendu accompagnées de remarques prouvant, comme si cela était encore nécessaire, l’utilité de cette évolution. L’on peut remarquer également la réaction d’un lecteur attentif, François Ropert répond par un « oui mais » nuançant un peu la nécessité d’une migration rapide.
Indépendamment de toute considération technique, le passage à v6 se heurte avant tout à un obstacle essentiellement psychologique. V4, c’est l’immatriculation apprise à l’école ou à l’occasion d’une formation certifiante. V4, c’est un « machin » robuste dont on annonce la mort imminente depuis plus d’une vingtaine d’années… et qui continue à tenir bon. Et, plus grave encore, v4 est un mécanisme d’identification de ports qui est parvenu à se frayer un chemin jusque dans les habitudes d’utilisation du grand public client des fournisseurs d’accès Internet. Or, il est plus simple de parvenir à convaincre des techniciens d’adopter de nouvelles règles à grand renfort d’arguments scientifiques que d’expliquer à des millions d’usagers-clients le bien-fondé d’une modification délicate des paramètres d’un ordinateur. V6 souffre également d’une forme d’élitisme science-fictionnesque qui n’est pas pour rassurer l’homo-primo-informaticus. Les exemples japonais de réfrigérateurs ou de téléviseurs communicants v6 imposent la vision d’une intrusion croissante du silicium dans nos vies privées qui peut éventuellement séduire une clientèle asiatique, mais qui fait encore frémir les esprits européens, dont la culture romantique garde en mémoire les chimères de Frankenstein et de Prométhée.














