Virtualisation : entre promesses et défis
La virtualisation, qu’elle soit appliquée au poste de travail ou, plus classiquement, à des éléments d’infrastructure, avance à grand pas sur la base d’une promesse : celle de faire des économies. Mais cette promesse s’accompagne de défis, en matière de sécurité notamment. Des interrogations parfois sans réponse, pour le moment.
Pour Thierry Rouquet, Pdg d’Arkoon, « la direction à prendre est encore un peu confuse. De nombreux éléments du SI se virtualisent – y compris des éléments de sécurité. Mais est-ce que l’on va devoir répliquer la topologie du monde physique ? Franchement, je ne sais pas dans quelle direction nous irons d’ici 5 ans. »
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La sécurité doit s'adapter
Et comme Laurent Péruchin, de Solucom, Thierry Rouquet identifie une cible potentielle pour les attaques : l’hyperviseur. « Pour l’instant, on croise les doigts », indique le premier. Pour le second, la situation est limpide ; « la virtualisation est un rouleau-compresseur qui fait sens économiquement. Pour la sécurité, il s’agit pour l’instant de s’adapter. Chacun a des idées, mais personne n’a encore de vision globale. » Même constat du côté de Julien Steunou, chez BT Group.
Avec la virtualisation, on peut toutefois entrevoir la promesse d'une centralisation de la fonction sécurité. Pour Jean-Marc Boursat, consultant sécurité chez Devoteam, c’est celle d’une gestion simplifiée de la problématique du contrôle de l’accès aux périphériques. Mais pour Julien Steunou, « ce n’est pas évident. La plupart des solutions ne sont pas prêtes pour les contextes multi-utilisateurs. »
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