Contre le spam, le Français MailinBlack continue de prêcher pour la liste blanche 

Le 05 janvier 2010 (10:10) - par La rédaction

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Rubriques : Sécurité Tags : securite - saas - spam - messagerie - éditeurs - email - anti-spam - mailinblack

Sept ans après sa création à Marseille, le spécialiste français de la lutte antispam, MailinBlack, poursuit son développement avec près de 450 000 boîtes aux lettres protégées et près de 2 500 entreprises clientes. Disponible en mode Saas et sous la forme d'appliances, sa solution de filtrage par liste blanche séduit de plus en plus de grandes entreprises qui ont épuisé toutes les autres solutions de lutte contre le spam.

Après une année de crise qui aura vu son chiffre d'affaires stagner mais sa rentabilité s'améliorer, le spécialiste français de l'antispam, MailinBlack, entend profiter de 2010 pour relancer sa croissance. Fort d'un parc de près de 2 500 entreprises clientes (soit environ 450 000 boîtes aux lettres protégées, pour la plupart dans des TPE et PME), MailinBlack affiche un taux de renouvellement record de ses contrats (près de 97 %). C'est cette fidélité qui lui a permis de franchir une année 2009 difficile sans trop de casse, et d'attirer de nouveaux clients importants tels que la Croix rouge (15 000 utilisateurs), McDonald's France (10 000 utilisateurs) ou le conseil général des Yvelines (près de 5 000 utilisateurs). Signe des temps, tous ces nouveaux clients ont souscrit à l'offre en mode Saas de l'éditeur.

Un filtrage exempt de faux-positifs

Son succès, MailinBlack le doit avant tout à sa technologie de filtrage par liste blanche. Le concept est simple : tout émetteur de mail doit être authentifié par le possesseur d'une BAL protégée par MailinBlack s'il veut que son message parvienne à son destinataire. Lorsqu'un email est envoyé pour la première fois à un utilisateur, il est demandé à l'expéditeur de s'authentifier, prouvant ainsi qu'il est un expéditeur non mécanisé. Une fois cette procédure effectuée, le message est acheminé au destinataire et l'adresse de l'expéditeur est définitivement autorisée (l'utilisateur conserve la possibilité de blacklister un émetteur à tout moment).

Cette authentification sécurisée, simple et rapide ne doit être effectuée qu'une seule fois par les émetteurs qui n'ont pas été préalablement autorisés. Elle est fiable à 100% et n'est source d'aucun faux-positif. L'utilisateur ne reçoit effectivement dans sa BAL que les messages des expéditeurs qu'il a explicitement autorisés. Pour Damien Neyret, le directeur délégué de la société, c'est la clé du succès de MailinBlack : "il n'y a pas de définition universelle du spam, un message publicitaire ou commercial que certains considèrent comme une pollution est une information pour d'autres. (...) Ce que permet notre technologie est en fait de gérer ses correspondants : tous les mails d'expéditeurs légitimes m'arrivent directement. Tout ce qui est spam avéré est mis en quarantaine utilisateur par utilisateur. Enfin la 3ème catégorie de courriers se compose des 5 à 10 % de flux mail provenant de publicités ou de techniques de spamming novatrice.  (...)Ce petit pourcentage du flux fait l'objet d'un rapport quotidien qui peut être traité au cas par cas par l'utilisateur. Via l'interface web de notre outil, il peut ou non autoriser la sortie de quarantaine des mails provenant de correspondants qu'il juge intéressants".

Le mode Saas plébiscité par la majorité des clients

La solution MailinBlack est proposée à la fois sous la forme d'un service Saas ou d'une appliance physique ou virtuelle (sous VMware, XenServer et Hyper-V) compatible avec tous les serveurs de mail du marché. Comme l'explique Damien Neyret, la version Saas est choisie par environ 98 % des PME de moins de 50 salariés clientes de la société, alors que l'appliance intéresse plutôt les grands et moyens comptes rétifs à l'externalisation.

MailinBlack continue de travailler sur le renforcement de sa solution, notamment sur un traitement plus pointu des pièces jointes. Une version 5 de l'outil est ainsi prévue pour le courant de l'année 2010, année qui, selon Damien Neyret, devrait permettre à la société de renouer avec la croissance de ses activités. Il est vrai qu'aucune des méthodes traditionnelles de lutte contre le pollupostage - que ce soit par réputation ou par apprentissage bayésien - ne semble à même de faire face aux innovations régulières des spammers. Avec près de 107 milliards de messages par jour en 2009, le spam reste plus que jamais un fléau, 95 % du trafic e-mail étant considéré comme indésirable.

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Par Gourmet
 Le 05/01/2010 à 13:49
Le procédé d'antispam par authentification de l'émetteur est connu depuis longtemps et mailinblack n'en est pas le dépositaire exclusif.
Au début des années 2000 (ou à la fin des années 1900) j'avais fait un petit sondage parmi mes clients d'alors (des commerciaux essentiellement) afin de savoir s'ils accepteraient un tel système antispam basé sur la réputation.
Une majorité (d'alors) avait répondu par la négative de crainte de perdre un prospect.
Je ne doute pas que les mentalités ont évolué en 10 ans (avec le spam) mais il n'en reste pas moins que le prospect pressé ne sera pas très enclin à répondre à des questions à la con ou à des captchas pour valider un courriel expédié.
Ceci d'autant que le système ne répond pas forcément à la problématique des courriels sortants : faut-il systématiquement placer en liste blanche un destinataire ou non ?
Si oui on s'expose à voir des quantités de nouveaux arrivants dans la liste blanche (et pour une entreprise de 1000 personnes elle est grosse la liste blanche) en cas d'infection par des chevaux de Troie exploitant l'annuaire.
Si non, on s'expose aux foudres de ses correspondants si tant est que l'on utilise les listes de diffusion.
Alors, OUI, mille fois OUI, pour la liste blanche mais pas pour tout le monde et pas tout le temps.
db
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Par La rédaction
 Le 05/01/2010 à 18:11
Bonjour,
Effectivement, MailinBlack n'est pas le seul utilisateur d'un tel système, et admet d'ailleurs bien volontiers que le test de turing que constitue le mail d'authentification de l'émetteur et son Captcha n'est pas brevetable (à noter toutefois que l'appelation Captcha - pour Completely Automated Public Turing test to Tell Computers and Humans Apart - est une marque déposée de l'université Carneggie Mellon).

Pour ce qui est des listes blanches, elle ne sont pas globales, chaque utilisateur gérant sa propre liste. De plus le système ne rejette aucun mail, tout au plus les met-il en quarantaine. Donc, des commerciaux, dans leur rapport de mail quotidien MailinBlack, pourraient sans problème consulter un courrier même si son émetteur n'a pas encore répondu au mail contenant le captcha d'authentification.

Enfin , il est certain que le système n'est guère approprié pour les listes de diffusion publiques, mais d'un autre côté ce type de compte peut ne pas être protégé par le système de liste blanche et rester couvert par un mécanisme antispam plus traditionnel.
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Par Yves
 Le 06/01/2010 à 15:10
Le fait d'autoriser ou non via des liste blanches ou liste noires ne contribue aucunement à la sécurité de l'entreprise, au mieux ça soulage quand au traitement des spam bien que ça demande quand même du temps à tous les expediteurs, imaginez que vous avez 1000 contacts qui utilisent cette solution...
Autre point important à mon sens, il s'agit de la sécurité : aucun filtrage n'est effectué sur les mails entrant une fois acceptés.
Êtes vous sûr que vos interlocuteurs dignes de confiance ne sont pas "infectables" indépendamment de leur bonne volonté?
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Par Nicolas
 Le 26/01/2010 à 12:13
Notre entreprise utilise depuis 2 ans le système MailInblack,et cela marche très bien. Nos commerciaux avaient les même peur que celles exprimaient par Gourmet, à savoir la perte de prospects, mais finalement au bout de 6 mois de surveillance des boites mail on a constaté que le phénomène était vraiment trop infime pour être pris en compte, a croire que les mentalités ont vraiment évoluées.
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