Les lames : une plate-forme de choix pour la virtualisation
L'adhésion croissante des utilisateurs aux architectures de serveurs lames est largement liée à leur polyvalence. Si les premières installations se sont cantonnées au domaine du calcul, scientifique ou financier, avec des exemples emblématiques en France comme la Compagnie Générale de Geophysique ou la Société Générale, les lames séduisent aujourd'hui largement pour les grands projets de virtusalisation, qu'il s'agisse de consolidation d'applications ou de centralisation d'applications, à la Citrix Presentation Server.
Comme l'explique Sébastien Truttet, le responsable de l’infrastructure informatique d'Altran, le plus important cabinet de conseil en innovation français, "les serveurs lames ont un vrai intérêt pour les projets de consolidation notamment lorsqu'on les couple à des technologies de virtualisation". Altran a ainsi déployé l'hyperviseur ESX Server de Vmware sur des lames Dell, avant d'étendre leur usage à l'hébergement d'applications Citrix, mais aussi à l'hébergement de la messagerie. L'adéquation des lames aux applications de virtualisation et de consolidation est appuyé par Fabrice Rafart, le responsable infrastructures et production de l'Etablissement français du sang Ile de France, qui a choisi de centraliser toutes ses applications sur une ferme de serveur Citrix motorisée par des serveurs lames HP
Les nouveaux châssis et serveurs lames s'adaptent aux besoins de la virtualisation
Cette évolution doit beaucoup aux améliorations apportées par les constructeurs à leur dernière génération de châssis. Si la première génération privilégiait les critères de densité et d'aptitude à la consolidation physique, les derniers-nés des constructeurs comme le châssis BladeSystem c-Class d'HP, le Blade 6000 de Sun ou le PowerEdge M1000e font la part belle aux capacités d'extensions et aux capacités d'entrées/sorties, nécessaires aux environnements virtualisés. Leurs lames vont ainsi du bi au quadri-processeur, offrent bien plus de connecteurs de mémoire DIMM que les générations antérieures et peuvent accèder à de multiples cartes Ethernet ou Fibre-Channel installées dans le châssis. Les constructeurs soignent aussi l'environnement applicatif de leurs châssis pour les applications de virtualisation. HP a ainsi récemment adapté son outil Insight Manager à la gestion des environnements virtualisés sous Citrix XenServer et VMware ESX Server, tandis que Dell a pris une licence du PAN Manager d'eGenera, un logiciel également utilisé par Fujitsu Siemens pour sa propre offre de serveurs lames.
Vers la virtualisation physique des entrées/sorties
A terme, les capacités des châssis devraient être encore plus séduisantes. Dans le courant 2008 et en 2009, les constructeurs devraient ajouter à leur architecture le support des extensions de virtualisation d'entrées/sorties spécifiées par la norme PCI-Express 2.1 (PCIe IOV). La composante"multi-root" de PCIe IOV permettra notamment à plusieurs serveurs de partager les ressources I/O d'une même carte Ethernet ou Fiber Channel. On pourra ainsi n'installer que quelques cartes 10-gigabit dans un châssis et les faire partager par les 10 ou 12 serveurs lames du châssis.












