Lames : les utilisateurs soulignent la simplicité de déploiement
Au-delà de leurs aptitudes à la virtualisation, les lames continuent à séduire pour leur simplicité de déploiement et leur compacité. L'un de leurs grands atouts réside en effet dans la mutualisation de composants essentiels au sein du châssis, comme l'alimentation ou les éléments d'entrées/sorties. Cette mutualisation permet de simplifier les déploiements et l'administration mais surtout de maximiser la densité en limitant de près de 80% l'espace habituellement consacré à la connectique. Sébastien Truttet, d'Altran, souligne ainsi qu'il effectue "les connexions essentielles (alimentation électrique, stockage en réseau et Ethernet) à la réception du châssis", de façon à ne plus avoir aucune autre connexion à réaliser lors de la mise en œuvre d'une lame serveur dans le châssis. Laurent Roinsard, le responsable du service production du conseil général du Val d'Oise, qui utilise des lames pour sa ferme de serveurs Citrix, met aussi en avant "le gain de place que permettent les serveurs lames et la mutualisation des connexions réseau".
Respecter quelques précautions de base
Bien sûr, tous prennent la précaution de souligner qu'il faut respecter quelques principes de base en ce qui concerne la répartition des serveurs, la préparation de la connectique ou la mise à disposition de ressources de stockage. D'un point de vue physique (alimentation électrique, refroidissement…), la densité des architectures lames nécessite ainsi d'agencer ses serveurs avec prudence dans un datacenter prévu de préférence pour tolérer leurs contraintes spécifiques d'alimentation et de refroidissement. Un rack configuré à plein avec des châssis lames peut ainsi consommer jusqu'à 20 KW/h en crête, soit bien plus que ce qu'un datacenter traditionnel est capable de délivrer. Et, dans de telles conditions, on note l'apparition de points chauds difficile à refroidir correctement, avec les risques que cela suppose en matière de fiabilité des équipements. Souvent, les entreprises choisissent de ne pas remplir leurs racks de serveurs à plein. Ce qui revient alors à diminuer la densité, un des arguments du format. Pour tirer pleinement parti de cet aspect, il n'y a guère d'autre solution que d'exploiter les machines dans des racks refroidis et installés dans un datacenter moderne.
Des architectures indissociables du stockage en réseau
Un autre aspect à prévoir tient au stockage. Les lames n'ont que peu d'espace pour accueillir des disques internes et il faut de préférence les raccorder à un espace de stockage en réseau (iSCSI ou Fibre Channel). Une architecture de stockage qui est de toute façon indispensable pour tirer parti au mieux des capacités de déplacement et de migration des machines virtuelles d'hyperviseurs tels que XenServer ou ESX Server.












