Après une vague de concentrations sur le segment des architectures orientées services (du middleware aux moteurs de règles), la tendance est à la centralisation. Une orientation que confirme le cabinet d'analystes Pierre Audoin Consultants (PAC). Et s'il reste encore très segmenté, de par la nature très hétérogène de ses acteurs, le marché du SOA s'oriente indubitablement vers le concept de la plate-forme généraliste. Une offre de bout en bout « à l'image de l'IT aujourd'hui ».
On constate ainsi que les ténors du secteur (IBM, Oracle, SAP, Microsoft) tirent de plus en plus la couverture à eux en offrant une plate-forme plus structurante pour les entreprises. « Un endroit où on modélise, que l'on déploie, que l'on execute et que l'on administre », commente Mathieu Poujol, analyste chez PAC. Qui répond à un fort engouement pour la rationalisation des ressources au niveau du SI.
En face, les ténors ont donc consolidé leur offre, et « commencent vraiment à maîtriser la SOA, de bout en bout. On va du BPM, à l'ESB, puis au moteur d'exécution. Et cela en utilisant un seul langage. » C'est ainsi que ces six derniers mois, IBM a croqué le Français Ilog pour 215 millions de dollars, Oracle s'est payé ClearApp. Et Iona Technologies, acteur historique sur ce segment, est tombé dans le giron de Progress qui, insatiable, a racheté MindReef.
Quelques spécialistes survivent
Une concentration certes, mais qui laisse encore de la place à de « petits » éditeurs spécialisés, voire ultra-spécialisés. Ce caractère unique leur permet de « maintenir leur indépendance et d'atteindre une taille et un chiffre d'affaires respectables pour ce segment de niche », explique Mathieu Poujol. Comme le Français Systar dans le BAM (Business Activity Monitoring) qui affiche un CA de presque 20 millions d'euros sur son exercice fiscal 2007 / 2008. Ou encore Tibco, ou Lombardi dans le BPM (Business Process Management).
Cette rationalisation du marché de la SOA a logiquement fait naître une unification des technologies et ainsi une forme de standardisation, commente Mathieu Poujol. Un énorme avantage our les donneurs d'ordre, surtout si on se souvient que l'objectif premier de la SOA est de faire dialoguer des services interopérables.
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Par camille







