Place donc à Thierry Breton, ex Pdg de Thomson et de France Télécom. Et surtout ex ministre de l'Economie et des Finances de 2005 à 2007. Un Thierry Breton dont le bilan de capitaine d'industrie reste sujet à polémique. "Il va récolter les lauriers de la transformation engagée par son prédécesseur et les bénéfices des ventes d'actifs engagés par la société. Mais sera-t-il capable d'aller plus loin ? En faisant d'Atos-Origin un acteur européen majeur dans les paiements et un vrai groupe dans l'IT doté d'une forte base arrière offshore", commente Brice Thebaud.
Les garanties obtenues par Thierry Breton
De son côté, Dominique Raviart pronostique l'annonce d'un plan de restructuration mettant l'accent sur l'offshore, notamment pour tout ce qui touche aux activités dans l'infrastructure. Là encore, une inflexion déjà entamée par Philippe Germond qui a insisté sur ce point lors de ses communications depuis plusieurs mois déjà. L'option consistant à vendre Atos paraît - elle - plus lointaine que jamais, compte tenu des conditions de marché. La société n'est aujourd'hui valorisée qu'au niveau de son chiffre d'affaires sur un trimestre, soit environ 1,3 milliards d'euros. Difficile d'imaginer une cession dans ces conditions, même si des acquéreurs potentiels, comme T-Systems, pourraient être intéressés par le profil de la SSII franco-néerlandaise.
Un point qu'aura de toutes façons pris soin de régler Thierry Breton avant de s'engager. Dans le communiqué émis par la SSII ce matin, ce dernier se réjouissait de trouver des "actionnaires stables qui ont de grandes ambitions légitimes pour la société et son développement". L'ex ministre a également obtenu que la modification des statuts de la société de SA avec conseil de surveillance en SA avec conseil d'administration soit proposée lors de la prochaine assemblée générale. Une société dont le Pdg deviendrait Thierry Breton. "Le président du directoire dépend beaucoup de son conseil de surveillance. Alors que les décisions sont plus collégiales avec un conseil d'administration. C'est surement une des conditions qu'a négociées Thierry Breton pour prendre la tête du groupe", estime Brice Thebaud.
A la mi-journée, le titre progressait de près de 2 % à la bourse de Paris.
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