Echec des négociations entre Syntec et syndicats sur le chômage partiel 

Le 24 avril 2009 (16:09) - par Valery Marchive

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Rubriques : SSII Tags : ssii - chomage - crise

Les négociations entre le Syntec et les syndicats CFDT et CGT ont été rompues ce mercredi 22 avril au soir. Dans un communiqué commun, les deux syndicats dénoncent « l’intransigeance » d’un patronat accusé de chercher à négocier un accord global incluant les SSII, là où la CFDT et la CGT veulent aller vite en concluant un accord limité aux prestataires de l’automobile, les plus gravement touchés par la crise économique.

syntec cgt cfdtAller vite pour mettre en place un ensemble couvrant chômage partiel avec formation et suivi individuel dans la filière des entreprises de service du secteur automobile. C’était le souhait des syndicats dans leur discussions avec Syntec. Contacté par téléphone, Ivan Béraud, secrétaire national de la F3C (Fédération Communication, Conseil, Culture) CFDT, explique : « nous voulions une négociation rapide limitée aux prestataires de service de la filière automobile car, là, on a localisé et identifié une situation très grave ». Pour lui, négocier un accord ciblé aurait permis « d’évacuer les débats sur la définition des intercontrats, du chômage partiel, des entreprises en difficulté, etc... ». Mais les débats ont tourné court. Le communiqué commun de la CGT et de la CFDT explique ainsi que « après trois interruptions de séance, les organisations syndicales ont décidé de quitter la séance. Les négociations sont donc rompues. » Et de condamner la position de Syntec. Selon les deux syndicats, « pour masquer ses divisions, le patronat a préféré demander une ouverture à tout va du dispositif à l’ensemble de la branche et avait une logique de mise en œuvre excessive du chômage partiel (cadres au forfait heure ou jours en dehors d’une fermeture totale d’établissement). »

Situation complexe dans les SSII

Ces divisions, Ivan Béraud les entrevoit principalement chez les SSII. « Certaines voient dans le chômage partiel le moyen de mettre sur la touche des ingénieurs en intercontrat et d’améliorer de manière purement technique leurs résultats. » Récemment, nous révélions précisément dans nos colonnes les efforts de lobbying du Syntec Informatique auprès des pouvoirs publics pour autoriser les SSII à accéder au dispositif de chômage partiel. Et Yvan Béraud de relever que les négociations de ce jeudi 23 avril - qui logiquement auraient du être menées par des représentants de Syntec Ingénierie, NDLR -, étaient directement conduites par la direction d’Atos Origin, « et Cap Gemini en sous main - Bref, par les SSII, NDLR - ». Avec la rupture du dialogue, le syndicaliste fait état « d’un sentiment amer. Le dindon de la farce, ce sont les prestataires de services de l’automobile. Le patronat s’est montré irresponsable. » Et de souligner qu'aujourd’hui, dans la filière automobile, ce sont « 4000 salariés concernés dans un secteur qui en emploie vingt à trente mille. »

Anticiper au-delà des filières

Mais, de son côté, le Syntec réfute les accusations de divisions et dénonce un manque « d’ouverture » des syndicats. Dans un courrier adressé ce vendredi 24 avril aux syndicats, l’organisation patronale défend son approche élargie : « la notion de filière ne permet pas d’être en anticipation pour des entreprises de services intervenant dans de multiples secteurs. Si nous souhaitons anticiper les effets de la crise, il est d’ores et déjà nécessaire de ne pas cantonner le périmètre à une seule filière mais de l’élargir à tous les secteurs de la branche qui seraient impactés par la crise. »

Le Syntec se dit prêt à « reprendre immédiatement les discussions. » De son côté, la CFDT déplore l’absence de calendrier et s’interroge sur la réalité de la volonté du Syntec de négocier : « certains patrons se sont clairement opposés au recours au chômage partiel. »

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Par Kristof
 Le 26/04/2009 à 12:21
Ce n'est pas du tout une bonne nouvelle !
Les syndicats prennent la responsabilité des nombreux licenciements qui ne devraient pas tarder à pointer !

Tout à cause de leurs conservatismes habituels et de leurs demandes exagérées !

"Nous avons proposé au patronat d'ouvrir des négociations sur l'instauration d'un dispositif qui articulerait le chômage partiel et la formation."
=> Oui bon, de toute façon, c'est toujours en intercontrat qu'on fait des formations "longues" (c'est à dire au delà de 3 jours dans l'informatique...)

"Maintien de la rémunération du salarié au chômage partiel" => Pourquoi ? partout c'est 80% minimum... je préfère çà à un licenciement dans la période actuelle ! On est pas dans la misère quand on est cadre en informatique...

"Nous demandons une mise en œuvre progressive du dispositif : il devrait d'abord se limiter à l'automobile."
=> aucune raison ! La crise s'étend partout, pas que dans l'automobile !

Bref, pour une fois, je pense que c'est le Syntec qui avait raison !
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Pertinence du commentaire : 4
Par Ivan Béraud
 Le 26/04/2009 à 19:39
Pour le moment, les employeurs multiplie les licenciement pour faute. ce qu'il voulait c'est une mécanique infernale : tu ne me plais plus -> je te mets en InterContrat puis en Chômage Partiel puis en Licenciement éco.

Deux précisions : 1 - la période de chômage partiel se défalque de tes droit au chomage,
2 - au mieux l'indemnisation est de 6.74 € de lh'eure au mieux dans le secteur
3 - A ce jour l'essentiel des salarié en Chomage Partiel ne bénéficient pas de formation, pas plus que ceux en InterContrat.

Oui tu as raison la crise s'étend partout. C'est pourquoi le patronat prend une lourde responsabilité en plantant la première négociation.

Mais on a l'habitude
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Pertinence du commentaire : 3
Par Kristof
 Le 27/04/2009 à 11:14
"1 - la période de chômage partiel se défalque de tes droit au chomage"
=> Ah çà je ne savais pas en effet...

"2 - au mieux l'indemnisation est de 6.74 € de lh'eure au mieux dans le secteur"
=> Ah bon ??? Pourtant j'ai lu que c'était passé à 80% de la rémunération avec l'aide de l'Etat.

"3. A ce jour l'essentiel des salarié en Chomage Partiel ne bénéficient pas de formation, pas plus que ceux en InterContrat."
=> "L'essentiel" peut-être pas mais d'après le Fafiec il y a quand-même plus de formation qu'avant (professionnalisation surtout) dans la Branche Syntec...
Donc c'est peut-être un peu exagéré d'exiger systématiquement une formation même si c'est toujours souhaitable évidemment.
Il faudrait une simple incitation je pense, ou plutôt que le financement des formations pour les salariés en chômage partiel soit prioritaire (voire mieux pris en charge) au niveau du Fafiec.
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