Ravi Shah, vice-président de Tata Consultancy Services (TCS), est
formel, alors qu’il présente le site en construction de Siruseri, à
Chennai : il n’est pas question de montrer ses muscles face à la
concurrence. Pourtant, c’est un peu l’impression que peuvent donner, au
visiteur extérieur, ces campus démesurés des SSII indiennes. Et la démesure ne
réside pas uniquement dans la surface aménagée, ni dans la surface de bureaux
utile, ni dans le nombre de personnes employées sur place… elle tient aussi à
la qualité architecturale des ensembles ; certains sont de pures
merveilles, tous transpirent d’un soin manifeste de conception au service d’une
certaine ambiance de travail.
C’est un détail anecdotique mais il marque l’envie des dirigeants
des SSII indiennes de se mesurer aux standards occidentaux : il est
interdit de fumer, à peu près partout, sur les campus de ces entreprises. Par
là, il faut comprendre que, même en extérieur, il faut, soit se rendre dans un
espace dédié, soit sortir du campus pour fumer. Dans les bâtiments, c’est bien
sûr impensable. Chez certaines SSII, on peut trouver des espaces fumeurs
improvisés, dans un coin reculé du toit terrasse, où le tabac est toléré, à la
limite de la clandestinité.
Au fil des pages suivantes, nous allons vous emmener tout d’abord sur le campus de Wipro à Bangalore, puis sur celui d’Infosys, toujours à Bangalore, et enfin sur celui que TCS est en train de construire dans la banlieue de Chennai.
















