Les difficultés que rencontrent les entreprises installées en Inde pour fidéliser leurs salariés pourraient laisser présumer de traitements de rêve pour ceux-ci. A écouter les dirigeants des SSII locales, on serait tenté de le croire avec, en tout premier lieu, un discours très positif sur les salaires. D’autant plus que, au sein de leurs impressionnants campus, les SSII indiennes ménagent de nombreux espaces de détente et autres avantages aux salariés. Chez KPIT Infosystems, à Pune, par exemple, on trouve une salle de musique complètement équipée pour le groupe de rock interne. Chez Sopra, à Noida, la direction a prévu une – petite – crèche. Et l’on peut ajouter à cela les terrains de tennis d’Infosys à Bangalore – déserts lors de notre visite – ou la salle de ping pong de KPIT Infosystems – à peine plus animée. Et même une cantine, ouverte 24h/24, où les salariés peuvent prendre déjeuner, dîner, petit-déjeuner, et snacks en pleine nuit.
Espace restauration, chez KPIT à Pune
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Des salaires élevés pour le pays
Kishor Patil, directeur général de KPIT Infosystems, le rappelle : « sur les dix dernières années, les augmentations de salaires ont été très élevées, et très disproportionnées par rapport à l’inflation… et à d’autres industries. » Kris Gopalakrishnan, PDG d’Infosys, précise : au cours des dernières années, la progression annuelle des salaires a été de 13 à 15 %.
Les salaires indiens, vus par les patrons
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De son côté, Harsh Inaniya, ancien salarié d’un spécialiste du BPO de la banlieue de New Delhi, va plus loin : son salaire initial était de l’ordre de 189 euros par mois, il y a trois ans. Très pragmatique, Harsh souligne que c’est ce bas salaire qui amène les entreprises à travailler avec des partenaires indiens. Dans le même temps, il relève l’absence de règle précise pour les heures supplémentaires, payées ou non, à la discrétion des entreprises.
Le regard d'un ancien salarié indien sur ses émoluments
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Les salariés spécialisés dans le développement logiciel ou le services d’administration d’infrastructures sont généralement mieux rémunérés que dans l’externalisation de processus métiers. Après cinq ans d’ancienneté, l’un d’entre eux a évoqué avec nous un salaire de l’ordre de 1000 euros par mois ; un chiffre extrêmement élevé pour l’Inde. Mais qui mérite d’être relativisé : comme les dirigeants des SSII indiennes aiment à le rappeler, le salaire d’un employé profite généralement à quatre, cinq voire six personnes de son entourage proche.














