Travailler avec des indiens, un défi plus culturel que technique 

Le 23 septembre 2008 (02:17) - par Valery Marchive

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Rubriques : SSII Tags : ssii - inde

Au quotidien, travailler avec des partenaires indiens ne pose pas de difficulté technique majeure. Mais les différences culturelles sont susceptibles de générer nombre de problèmes à la limite de l’imaginable pour un occidental.
Travailler avec des indiens, un défi plus culturel que technique

Les salaires continuent d’être avantageux. Chez Wipro, on estime qu’il faudrait 22 ans pour que salaires indiens et américains convergent sur la base d’une croissance annuelle de 10 % en Inde et de 3 % aux US. En 2007, la progression des salaires dans les SSII indiennes a été, en moyenne, de 12 %. Elle devrait être inférieure à 10 %, en 2008. Le seul paramètre financier augure de belles années pour l’offshore indien. Mais tout n’est pas rose.

La première difficulté consiste probablement à s’accorder sur les spécifications d’un projet. Fabrice Caquin et Thibault Marguet, co-fondateurs d’Alternative India, une société de sous-traitance en ingénierie lourde qu’ils ont montée à Pune, près de Mumbai, connaissent bien ce problème. De son côté, Jean-Yves Grisi, directeur général de KPIT Infosystems France, assure résoudre le problème à l’aide de coordinateurs, un métier spécifique dont il précise le profil. Regardez ci-dessous.

La sélection, voire le recrutement de collaborateurs indiens, n’est pas non plus triviale. Jean-Yves Grisi recommande clairement aux chefs de projet tentés par l’aventure de prendre part à la constitution des équipes locales qui devront travailler pour eux.

Question de confiance

Reste que, au moment de la constitution d’une équipe locale, la problématique est comparable à celle de l’embauche. Et là, se pose la question de la valeur des certifications et des titres de formation. Pour Partho Ganguli, ancien analyste IDC à New Delhi, les salariés sont formés mais il y a pression sur le chef de projet, ainsi que sur les salariés pour que ceux-ci rejoignent au plus vite l’équipe projet… Il n’est pas le seul à mettre en doute la valeur des formations et des diplômes ou certifications délivrés dans le sous-continent, sans qu’il soit pour autant question de remettre en cause la qualité des ingénieurs locaux, dans leur ensemble. Il en va ainsi que Fabrice Caquin et de Vincent Spehner, fondateur de Thinkdry, une société de développement sur Ruby on Rails à Pune. Mais Karthik Shekkar, secrétaire générale du syndicat Unites Professionals en Inde n’est pas tendre avec la formation délivrée par les SSII. Ecoutez-les.

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