Après CMMI pour le développement, Itil pour la production, c'est au tour de la relation client-fournisseur dans le eSourcing (soit les infogérances et les externalisations de processus métier ou BPO) d'être visée par un référentiel censé encadrer ces pratiques. Encore peu déployé, eSCM (eSourcing Capability Model) a été conçu par l'université Carnegie Mellon de Pittsburg, déjà à l'origine de la création du modèle CMM.
eSCM se décompose en deux référentiels miroirs, un pour les prestataires (eSCM-SP, pour Service Provider), l'autre pour les donneurs d'ordre (eSCM-CL, pour Client Organizations). Le premier a vu le jour en 2001, avec la sortie d'une v2 aboutie en 2004. Le second ne date que de 2005 et une v2 est disponible depuis 2006.

Les faits
Malgré ses origines – il a été conçu par les équipes qui ont mis CMMI au point -, le modèle eSCM se compare plutôt à Itil : c'est avant tout un guide de bonnes pratiques. « La mise en oeuvre est laissée à la liberté de chacun, ce qui permet d'adapter eSCM aux différentes culture d'entreprise. », explique Jérôme de Prémesnil, responsable plan stratégique et politique de sourcing, au sein de la DSI Courrier de La Poste, une des premières DSI de grand compte français à se référer publiquement au modèle. « C'est un catalogue de bonnes pratiques, mais avec un cadre théorique. Ce référentiel vise à mieux gérer la relation entre le client et le prestataire. Il tombe à point nommé à l'heure où les opérations d'externalisation gagnent en maturité », ajoute Claude Durand, directeur de la stratégie et de l'innovation de la SSII Osiatis. Et à l'heure où les échecs ou difficultés de certaines de ces opérations mettent en évidence le besoin de mieux encadrer la relation entre client et prestataire. Pour ce faire, eSCM s'attaque aux deux pôles de cette relation.
En savoir plus : télécharger en PDF notre article d'analyse sur le référentiel eSCM. Lire notre article sur l'utilisation de eSCM-CL au sein de la DSI Courrier de La Poste.
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