Qui conteste encore les choix techniques de Logica : "Notre logiciel fonctionne en client lourd. Or, le prestataire a choisi de placer la base de données sur un serveur distant, relié via un lien Internet à l'application. Ce qui a dégradé les performances." Enfin, selon lui, Logica aurait sous-estimé le chantier de la monétique, et se serait attaqué tardivement à ce point pourtant crucial via la création d'un pont réseau avec un serveur monétique existant. Un pont défectueux, selon le Pdg. Aujourd'hui, selon Loïc Le Gac, les changements apportés par Satori auraient permis de revenir à des performances correctes pour les équipes des caisses de Versailles.
"Une centaine de points de blocage"
Si la billetterie cristallise les critiques, les autres lots ont eux aussi fait naître des incompréhensions. Distributeurs automatiques de billets parvenus tardivement - tout comme la réservation en ligne sur le site -, centre d'appel insuffisamment adapté aux contraintes d'un établissement comme Versailles, absence des écrans dynamiques censés guider les visiteurs à l'intérieur de l'établissement : autant de points que dénonce la CGT Culture dans un tract datant de la rupture du contrat, fin mai dernier. "Lors d'une réunion avec le direction du Château, nous leur avons remonté une centaine de points de blocage", raconte Kevin Van Lichtervelde.
Restait donc pour l'établissement à casser le contrat. Pas évident, car Logica était propriétaire des matériels et logiciels pendant toute la durée du PPP, soit 10 ans. Si le transfert opérationnel des prestations aux sous-traitants avec lesquels travaillait la SSII (Satori pour le logiciel, Laser Contact pour le centre d'appels) semble s'être déroulé en douceur, la récente crispation entre les deux parties - avec le procès engagé par Logica - est probablement le signe d'un différend sur le volet financier de la sortie de contrat.
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