Même pendant la crise, les SSII ne font pas rêver les éléves ingénieurs 

Le 28 mai 2009 (16:37) - par David Castaneira

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Rubriques : SSII - Recrutement - Formation Tags : ssii - recrutement - formation - ingénieurs

La France, pays de SSII... en dépit du désamour des jeunes ingénieurs. C’est ce que l’on doit conclure à la lecture de l’étude French Student Survey 2009 d’Universum qui relègue dans les tréfonds du classement des entreprises les plus attirantes les sociétés de services qui accueillent pourtant un gros bataillon d’ingénieurs IT à leur sortie d’école. Un paradoxe lié à une image toujours très noire du travail d'un collaborateur en SSII.

La crise n’y change rien : les SSII n’ont toujours pas la côte auprès des élèves ingénieurs dans le classement annuel établi par le cabinet de recrutement Universum. Pour sa French Student Survey 2009, ce dernier a interrogé 16 971 étudiants issus de 99 grandes écoles (commerce, ingénieur, sciences naturelles / santé). Sur la catégorie ingénieurs – comprenant les spécialistes des systèmes d’information –, la première entreprise IT citée comme destination privilégiée est Google, qui se classe en 5ème position. Loin derrière, Capgemini est la première société de services citée (39ème rang).

Un manque d’attrait donc que le temps de dément pas. Et certainement une déception pour les acteurs du secteur qui comptaient sur la crise financière pour voir revenir dans leur giron des profils de haut niveau, attirés depuis plusieurs années surtout par le monde de la finance. Si, de manière générale, les banques n’ont plus trop le vent en poupe - la première, BNP Paribas, se classe seulement 35ème de la catégorie ingénieurs ! –, ce n’est pas en direction de l’informatique que se tournent les jeunes, mais plutôt de l’environnement. Veolia Environnement se positionne 2ème chez les étudiants ingénieurs (derrière EADS), tandis que, sur cette même population, le groupe GDF Suez – constitué récemment - arrive en 9ème position... là où GDF se situait à la 31ème place et Suez à la 14ème en 2008.

Une image d’usine informatique qui colle à la peau

Pour Julien Peigné – étudiant en dernière année à Supinfo –, rien d’étonnant à la faible présence des SSII dans les choix des étudiants. « La perception dans les écoles, c’est qu’en SSII on est plutôt dans une machine de guerre impersonnelle, plutôt que réellement dans la conception et la réalisation d’un projet. Du coup, les clients finaux séduisent plus. » Pourtant, actuellement en stage chez Exakis (une petite société de services), il se dit très satisfait de cette première expérience et admet : « avant j’avais plutôt des réserves ; j’ai changé d’avis aujourd'hui. » Selon Julien Peigné, « même pour les stages, la plupart des étudiants cherchent à intégrer des clients finaux. Ou alors, dès lors que l’on cherche à se rapprocher des technologies, mêmes les enseignants évoquent plus souvent les grands groupes comme Google ou Microsoft que les sociétés de services. »

Un problème d’identification plus que de carrière

Pourtant, ces dernières ne sont pas avares de leurs efforts pour séduire les profils et – consciente du désamour qui les frappe – s’investissent très en amont, au sein des formations. En vain selon Yann Koch, directeur pour la France de Spring Technology, cabinet de recrutement spécialisé dans l'IT. Il explique : « un jeune diplômé a toujours du mal à se lancer dans une société de services en première intention. Surtout que les premiers temps sont parfois mal vécus : souvent naît un sentiment de manque d’attachement de la SSII à ses salariés. Les jeunes embauchés se sentent alors plus proches en terme d’identité professionnelle du client final pour qui ils travaillent ». Selon cet ancien cadre de SSII, c’est dommage « dans la mesure où, en terme de parcours, une SSII permet de diversifier les projets, les expériences et de travailler pour différents secteurs ».

La crise pourrait cependant conduire à un léger infléchissement dans la mesure où, pour les jeunes diplômés, la priorité redevient de trouver un travail plus que de choisir un débouché parmi une palette de possibilités. Mais, dès qu'un choix existe, « il est assez facile de voir le comportement des jeunes ingénieurs, notamment ceux qui n’ont pas réellement réfléchi en terme de carrière, note Yann Koch. A salaire égal, ils privilégient l’entreprise utilisatrice sur le fournisseur, et dans cette dernière catégorie, leur choix se porte invariablement sur l’éditeur plutôt que sur la SSII. »

En savoir plus :

Le classement de la French Student Survey 2009

Les acteurs IT classés dans le top 100 de la French Student Survey 2009

universum 280509

Source : Universum

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Par Sense
 Le 29/05/2009 à 11:02
Un élément de compréhension supplémentaire de cette mauvaise attractivité : la très faible culture RH du management des SSII qui se traduit entre autre par une pauvreté dans la prise en compte de la dimension "responsabilité d'entreprise" ("développement durable") dans les projets des SSII pèse sur l'image. Nous avons réalisé une enquète sur l'attractivité de l'employeur "responsable" et c'est flagrant. La société et les ressorts de carrières ont énormément évolués en 10 ans. Les "projets d'entreprise" des SSII n'ont pas bougé. F Rabasse - Cabinet Sense
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Par Un informaticien parmi tant d'autres
 Le 29/05/2009 à 15:21
Société(s) de l'image :
Quand je lis "Un paradoxe lié à une image toujours très noire du travail d'un collaborateur en SSII", j'ai le poil qui se dresse.
Quand mes médias et les SSII ne se contenteront plus de simples images.
Des actions honêtes et constructives dans la durée avec une véritable valorisation des compétences sur le moyen et long terme seraient tellement plus payantes pour les deux parties en présence.
Mais voilà les vieux démons reviennent au galop, elles attendent que la tension du marché ramène les brebis dans "leur giron".
Décidément, la motivation des prestataires est toujours le dernier des soucis des SSII qui ne rêvent que de QUALITE DE SERVICE à moins que ce ne soit que de marges à très court terme, voir à très court terme !

Un passionné du SERVICE AU CLIENT
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Par People Centric
 Le 28/11/2009 à 00:28
Votre article au sujet de l’image toujours très noire, pour les candidats, du travail des recruteurs de SSII date de juin. Encore hier, j’en échangeais avec nos consultants. Ca perdure crise ou pas crise. Ils me rapportaient les commentaires des candidats quand on leur présentait certains postes. Moi je relatais le coup de gueule de Damien (ici http://bit.ly/578cqI) que je connais bien et que j’ai appelé il y a quelques jours pour un poste. C’est brut de brut mais ça pose de vraies questions à la profession.
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Par Celui qui vous regarde
 Le 02/02/2010 à 14:36
Voici de quoi comprendre que les petits vaniteux qui ont encore du lait qui sort de leur peau ne savent que chercher à se valoriser par le dénigrement et non par l'effort sur soi.
http://codingly.com/2008/12/29/degage-sale-programmeur


Quand aux SSII, j'y suis entré à l'époque des écrans noirs. La micro n'existait pas. J'étais loué 4000 frs /jr en 1984. Arrivé en 30 ans, ils m'ont dit que je sentais la poussière. Je suis donc partis et ai laissé ces crétins vendeurs d'esclaves dans leur monde. Dans les SSII nous sommes comme des avions qui ne doivent pas être en "mise à niveau". Aucune formation possible pour suivre les évolutions car si vous êtes en formation, vous n'êtes pas chez le client donc, vous ne rapportez pas. Ils prennent les compétences du jour et les jettent avec l'obsolescence du matériel. Ils font des packs (homme / machine) Puis, poubelle.

Mon opinion est qu'ils y a vraiment trop de cons sur cette planète. Plus les générations passent, plus le nombre de crétins sans intelligence augmente au prorata des diplômes qui ne valent plus rien devant la grande connerie qui fait contre poids.

Triste monde. Idiot tu deviens, dégénéré tu finiras. Finalement, la fin de la race humaine sera vraiment la plus merveilleuse des choses qui puisse être au devenir de cette magnifique planète.
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