Reste que cet effet de levier tarde à se manifester. Alors que la croissance du chiffre d'affaires, matérialisant l'apport de Xansa à l'activité de la SSII dirigée par François Enaud, s'établissait à 38,3 % au premier trimestre - premier exercice où la Britannique était consolidée dans les comptes du groupe -, elle est tombée à 33,1 % au second. Le niveau d'activité au premier semestre - 878,7 millions - éloigne d'ailleurs la perspective d'égaler ou dépasser la somme des chiffres d'affaires de Steria et Xansa en 2007 (1878,4 millions).
Objectif de marge confirmé, la Bourse euphorique
Le Pdg François Enaud avait fixé pour objectif de signer en 2008 un volume de 60 000 jour.homme en offshore sur des contrats hors Grande-Bretagne. Notamment sur du BPO (externalisation de processus métier), un des points forts de Xansa vu comme un axe de développement pour le groupe. Un marché où les affaires importantes se comptent sur les doigts d'une main en France. Au premier semestre, l'activité infogérance et BPO a connu un recul de 0,7 %.
Malgré tout, la perspective annoncée par le groupe de dépasser son objectif de marge au cours du semestre a suffi pour voir s'envoler le titre. A 11 heures, celui-ci gagnait plus de 9 % à la Bourse de Paris. Par contre, Steria n'a pas réitéré son objectif annuel : au moins 8 % de marge opérationnelle sur 2008, objectif que la société avait fixé en mars dernier lors de l'annonce de ses résultats annuels 2007. "Cette barre est loin d'être acquise au vu du premier semestre, mais elle reste à portée, du fait des synergies de coûts résultant de l'intégration de Xansa", commente Brice Thebaud.















