La première incarnation de la technologie est l'Oracle Database Machine, un système prêt à l'emploi dans un rack de 42 U, vendu par Oracle et HP, qui embarque huit serveurs pour la base Oracle 11g en cluster et 14 noeuds de stockage Exadata Storage pour une capacité maximale de 50 To. L'ensemble de ces noeuds sont reliés au moyen de commutateurs Infiniband.
Selon Oracle, il est toutefois possible de concevoir des systèmes bien plus ambitieux que le système prêt à l'emploi d'HP. L'éditeur indique ainsi que sa technologie peut couvrir des clusters de bien plus grande ampleur, en interconnectant (toujours via Infiniband) plusieurs rack de serveurs entre eux. Reste qu'Oracle ne fournit pour l'instant pas les limites techniques de son système. Pour cadrer le débat, la plate-forme de stockage SAN en cluster de XiV (IBM) plafonne aujourd'hui à la connexion de 12 noeuds dans un même rack et ne supportera que prochainement l'interconnexion de deux rack (via Gigabit Ethernet). Côté NAS, Isilon supporte quant à lui l'interconnexion de 96 noeuds via Infiniband, pour un maximum de 2,3 Pétaoctets de capacité dans un système de fichier unique. Mais la solution ne supporte pas le mode bloc.
Grincements de dents et interrogations sur l'évolutivité
Comme a son habitude, Oracle a optimisé Exadata Storage Server pour ses propres solutions. L'éditeur a en fait tiré partie des capacités CPU des noeuds de stockage (chaque noeud embarque deux puces Intel quadri-coeurs et 8 Go de Ram) pour leur confier le traitement d'une partie des requêtes effectuées sur une base Oracle. Le résultat : des performances annoncées jusqu'à 10 fois supérieures à celles d'une grande base Oracle sur un système de stockage traditionnel. De quoi faire grincer les dents des grands partenaires stockage d'Oracle (dont la division ad hoc d'HP), car le tout s'appuie sur des technologies propriétaires de l'éditeur qu'il leur sera difficile, voire impossible, de répliquer. Autant dire que si Oracle et HP parviennent à faire la preuve de l'efficacité de leur système, les grands du secteur comme EMC, Hitachi Data Systems et NetApp pourraient avoir du souci à se faire, à moins qu'ils ne tentent d'obtenir à leur tour une licence de la technologie d'Oracle.
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