« Ne cherchez pas de caissier, il n’y en a pas », explique Jonathan Schwartz en présentant le Java Store de Sun, la place de marché de l’éditeur pour les applications Java, aussi appelée projet Vector. Un projet qui aurait pu être présenté il y a un an sous forme de prototype, mais que Sun a préféré peaufiner avant de le dévoiler. Peaufiner, mais pas finaliser. Car, pour cela, l’industriel attend les commentaires de la communauté, qu’il s’agisse du processus de validation des applications – « pas de pornographie » - ou des mécanismes de paiement. Voire de distribution.
Si, dans son communiqué de presse, Sun affirme vouloir
permettre aux développeurs Java d’entrer « directement en relation avec
800 millions d’utilisateurs de PC équipés de Java à travers le monde », le
discours est moins clair en conférence de presse. Là, les responsables de la
firme précisent que le Java Store a plus vocation à servir d’entrepôt que de
boutique en ligne : « il s’agit de permettre à nos partenaires
[opérateurs, constructeurs, fournisseurs de contenus, etc.] de trouver des
applications pour les mettre ensuite dans leurs propres boutiques. » En fait,
le projet Vector se décompose en deux volets : un entrepôt – warehouse –, où les développeurs vont déposer leurs applications et
où les partenaires de Sun viendront faire leur marché, et une boutique, le Java
Store de Sun, où les utilisateurs finaux pourront aller se servir.
A terme, l’ensemble veut toucher une audience large – en termes de terminaux –, des ordinateurs personnels aux téléviseurs (avec JavaFX TV) en passant par les téléphones mobiles. Pour l’heure, le JavaStore n’est ouvert qu’au travers d’un programme de bêta-test privé, réservé de surcroît aux personnes habitant aux Etats-Unis. L’ouverture est attendue pour la fin 2009, au moins outre-Atlantique. Mais, parmi les développeurs, le projet soulève déjà des questions portant notamment sur le modèle mixte de distribution et les schémas de rémunérations associés. Sans compter celles sur le mécanisme prévu de validation. Tout le monde a en tête les lourdeurs de celui mis en place par Apple pour son App Store.















