Alors que les donneurs d'ordres disent se tourner volontiers vers l'offshore pour mettre en place une informatique moins coûteuse, les SSII ne semblent pas avoir accéléré leurs plans en la matière (voir ci-dessous). Pour plus de 37 % des consultants en SSII, l'externalisation low-cost était déjà proposée par leur société et il n'est pas prévu de développer cette offre davantage. 25 % expliquent eux qu'une offre de ce type était prévue de longue date dans leur organisation. La crise ne semble donc pas accélérer réellement les déploiements en Inde, au Maroc, en Europe de l'Est ou dans tout autre pays à bas coût des prestataires hexagonaux.

| Méthodologie |
| Cette enquête a été menée entre le 10 janvier et le 10 mars auprès des lecteurs du MagIT via un formulaire online. Celui-ci distinguait les interlocuteurs travaillant chez un donneur d'ordre de ceux officiant en SSII (ou chez un fournisseur). Le questionnaire a recueilli 154 réponses exploitables, réparties à 50-50 entre ces deux populations. 53 % des personnes interrogées travaillent dans des entreprises de plus de 1 000 salariés. Les secteurs les plus représentés sont l'informatique et les télécoms (25 %), la banque et assurance (12 %), les services aux entreprises (15 %), le transport et la logistique (12 %) ainsi que le secteur public (10 %). |
Par contre, selon nos lecteurs en SSII, les technologies permettant de réduire les coûts de l'informatique auront le vent en poupe en 2009. Avec près d'un quart des votes chacun, le modèle Software as a service (Saas) et la virtualisation s'annoncent comme les technologies phares. Gartner estime de son côté que les revenus issus de la virtualisation devraient progresser d'un faramineux 55 % en 2009 sur la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique).
Le cloud computing victime de son immaturité ?
Ces deux technologies devancent la SOA qui, à 17 %, se maintient à un niveau étonnamment élevé : il est vrai que la réutilisation de composants ou de services applicatifs permet de réaliser des économies dans le développement de nouvelles applications. Mais encore faut-il convaincre la direction générale de l'intérêt de cette démarche de fond ! Pas évident dans une période où la priorité va aux retours sur investissement très rapides. Avec moins de 10 % des votes, le cloud computing échoue à monter sur le podium. La conséquence, sans doute, d'une certaine immaturité de ces offres et des questions qui restent posées en matière de sécurité ou d'interopérabilité entre les différentes plates-formes.

[Participez à la nouvelle étude du MagIT : répondez à notre nouvelle étude sur la réalité des engagements des entreprises en matière de développement durable et notamment de GreenIT.]
















