Sun avait à l'origine annoncé xVM Server pour la fin du mois de mai, mais il semble que ce sera plutôt pour le début de l'été?
Steve Wilson : Effectivement, la bêta de xVM Server 1.0 devrait arriver fin juin ou début juillet, même si, par prudence, nous annonçons une disponibilité pour cet été. La version finale devrait quant à elle arriver à la fin de l'été ; disons vers la fin du mois d'août. xVM Server sera sous la même licence open source que Solaris (la licence Sun CDDL ou cuddle, NDLR) tandis que la console d'administration sera sous licence GPL v3.
En quoi consiste exactement xVM Server?
S.W. : A l'instar d'ESX Server, d'Hyper-V ou de Xen Server, xVM Server est l'hyperviseur de Sun. C'est un produit autonome : La base technologique est une combinaison entre Xen et Solaris. Nous avons ajouté un certain nombre de technologies destinées à simplifier l'administration, ainsi qu'un jeu complet de pilotes para-virtualisés pour supporter la plupart des grands OS du marché. Le savoir-faire d'Innotek dans le développement de tels pilotes est l'une des raisons de l'achat de cette société en plus de ce qu'elle nous apporte sur le poste client.. C'est Innotek qui a développé les pilotes para-virtualisés d'xVM Server.
xVM Server embarque un agent qui permet de gérer l'hyperviseur au travers de notre outil d'administration xVM Ops Center ou de tout autre outil supportant WS Management. Nous travaillons ainsi avec plusieurs éditeur tiers qui supporteront l'administration d'xVM Server depuis leurs propres outils de gestion d'environnements virtuels. Pour les déploiements plus simples, où il ne faut administrer qu'un seul serveur, xVM Server dispose d'un serveur web embarqué qui expose une console web relativement sophistiquée réalisée en Ajax. Cette dernière permet de gérer le serveur et les environnements clients qu'il héberge. Par rapport aux solutions de VMware ou de Citrix, cette solution présente l'avantage de ne pas nécessiter de logiciel client propriétaire pour administrer le serveur. Un simple navigateur suffit et on peut effectuer l'administration depuis n'importe où. Seul l'accès en mode console aux machines virtuelles requiert un plug-in VNC.
Quelles seront les limites d'xVM Server en matière de nombre de processeurs supportés et de nombre de cœurs par machine virtuelle ?
S.W. : Il n'y a aucune limite. Nous sommes Sun Microsystems, ce genre de limites n'est pas une habitude pour nos clients.















