Les résultats
de VMware pour le quatrième trimestre 2008 avaient de quoi impressionner,
sinon étonner, compte tenu du contexte économique mondial, avec 25 % de
croissance du chiffre d’affaires sur un an. En ouverture du salon VMworld Europe,
qui se déroule actuellement à Cannes, Maurizio Carli, directeur général EMEA de
VMware, est revenu sur ces chiffres, soulignant une progression de 42 % du
chiffre d’affaires de l’éditeur en 2008 sur sa zone, malgré « une seconde moitié de l’année
difficile. » De quoi s’interroger sur les résultats qu’aurait pu afficher
VMware sans la crise… Bref, la virtualisation se porte bien. Confirmation dans
la salle : 4 700 personnes se sont enregistrées pour VMworld, contre 4 500
l’an passé : « nous pensions nous satisfaire du même nombre de
visiteurs qu’en 2008, mais vous êtes plus nombreux, malgré ces temps difficiles
et les restrictions budgétaires mises en place par de nombreuses entreprises,
sur les déplacement, » explique Maurizio Carli.
Cette bonne santé, Paul Maritz, PDG de VMware l’explique en ces termes : « l’IT souffre du fait que, pour l’heure, l’essentiel des dépenses va à des éléments non différenciants, avec par exemple plus de 70 % du budget consacré à simplement le faire fonctionner. La virtualisation doit permettre de faire de l’IT un service. »
Bonne humeur parmi les visiteurs
Dans les allées de VMworld Europe 2009, l’ambiance semble au
diapason de ces affirmations, avec des mines décontractées sur la plupart des
visages. Peut-être la météo, radieuse, y est-elle pour quelque chose ?
Non, indiquent trois intégrateurs français – sur le point de déjeuner ensemble mais
accessoirement concurrents au niveau commercial – croisés au premier sous-sol
du palais des festivals, sur l’exposition : « la virtualisation
marche bien. On a bien vu quelques gels de projets ces derniers temps, mais les
entreprises veulent consolider pour faire des économies. » Même son de
cloche auprès de deux autres intégrateurs pour lesquels, « la
virtualisation, c’est le marché des prochaines années. Les entreprises sont
prêtes à mettre de l’argent sur la table pour en gagner. » Et puis il y a
les considérations technologiques, « la course à la puissance que se
livrent Intel et AMD : on ne sait pas exploiter pleinement des processeurs
à 4 ou 8 cœurs sans la virtualisation. » Mais ça, c’est du côté des
centres de calcul, de l’infrastructure. Car, du côté du poste de travail, si
l’on « commence à voir des projets », la maturité du marché semble
encore lointaine. Mais l’aspiration des entreprises à une administration de
parcs plus économique semble bien réelle.















