Le service de messagerie hébergé Zimbra Yaziba n’est pas récent. De fait, cette offre éditée par la société de service tourangelle Netixia existe commercialement depuis début 2007. Mais Yaziba vient de subir une évolution architecturale majeure, tirant pleinement profit de la double compétence Zimbra/VMware des équipes de l’entreprise. De fait, jusqu’ici, Yaziba, c’était un peu la juxtaposition de serveurs Zimbra complets (version entreprise, avec push ActiveSync) sur lesquels étaient installés les comptes de messagerie des clients du service. Enfin, plus que des serveurs : des machines virtuelles, en environnement VMware ESX 4.
Pour Philippe Quinsac, Pdg de Netixia, une architecture de ce type « peut convenir jusqu’à 5000 ou 6000 utilisateurs. » Au delà, donc, un changement s’impose « pour sécuriser l’infrastructure : chaque service majeur associé à l’application Zimbra doit fonctionner dans sa propre machine virtuelle. » Au final, l’architecture mise en place par Yaziba renvoie, pour ses grandes lignes, aux recommandations de Zimbra : les MTA (Message Transports Agents ou agents de transport des messages) sont chacun dans une machine virtuelle, cachés derrière un système d’équilibrage de charge. Ce dernier masque également les instances de Zimbra Server sollicitées par les utilisateurs finaux ; chacune de ces instances vivant dans sa propre machine virtuelle. Et le tout communicant avec les répliques LDAP et les serveurs DNS du réseau.
| Un hébergement... loin de Paris |
| Pas question, pour Philippe Quinsac de trop s’éloigner de Tours, surtout pas pour procéder à des opérations de maintenance sur ses serveurs. Ceux-ci sont donc hébergés dans deux centres de calcul de la banlieue tourangelle, celui de l’opérateur Cogent, sur sa boucle optique Paris-Tours-Poitiers-Nantes-Rennes-Rouen, et celui d’Axione, qui a remporté l’appel d’offre de la communauté d’agglomération Tour(s) Plus pour la mise en place d’un réseau fibré métropolitain. |
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L’avantage pour les équipes de Yaziba ? « On peut désormais faire beaucoup de choses à chaud. Contractuellement, on prévoit une interruption de service de nuit pour la maintenance ; c’est une sécurité ; dans la pratique, la plupart des opérations de maintenance vont pouvoir être faites à chaud, pendant la production. Là, typiquement, la migration entre l’ancienne et la nouvelle architecture se fait à chaud, en journée, en semaine. »
Optimiser le stockage pour réduire les coûts
Derrière, côté stockage, Netixia profite de la fonction HSM pour réduire ses coûts de stockage et pouvoir offrir 5 Go par boîte aux lettres : « les messages sont indexés dans une base de données MySQL ; les messages de moins de 30 jours sont stockés directement sur les serveurs ; au-delà de 30 jours, ils sont stockés sur un SAN, plus lent mais moins onéreux. En moyenne, on peut considérer que seuls 500 Mo par compte sont stockés sur des supports de stockage rapides. Dans l’ensemble, cette organisation est transparente pour l’utilisateur : la migration est faite automatiquement en pleine nuit, avec une granularité au niveau du message ; on pire, la récupération d’une pièce jointe un peu volumineuse peut être un peu moins rapide sur un petit message. » Un ensemble auquel il convient d’ajouter les solutions de sauvegarde.
La maîtrise des coûts, Netixia l’obtient aussi en automatisant au maximum les processus de facturation, d’activation et du suspension de compte ou encore de renouvellement : « le fruit de développements internes sous Ruby on Rails. » L’ensemble est même lié au CRM d’Efficy ; un effort d’intégration sur lequel Netixia entend capitaliser en entamant prochainement la commercialisation de services basés sur ce CRM, en France.
Reste que, avant même d’avoir mis en œuvre sa nouvelle architecture, Netixia revendiquait déjà un bon niveau de fiabilité : « 30 minutes d’indisponibilité en 2009. »
| Des clients gagnés au détriment d’Exchange |
| La concurrence, pour Philippe Quinsac, c’est bien sûr les Google Apps. Mais c’est aussi et surtout Microsoft, avec ses Online Services. Ce qui ne l’empêche de gagner nombre de ses clients dans le cadre de migration Exchange/Zimbra. Des clients pour lesquels, « dans la mesure du possible », il réplique l’infrastructure qu’il vient de déployer. Des projets d’autant plus simples que « la plupart des collectivités un peu solides sont déjà passées à la virtualisation et les administrateurs savent tout ce que cela signifie en termes de gains d’exploitation. » A la migration brute, Netixia ajoute généralement des prestations de développement de Zimlets sur-mesure. La maternité du CHU de Nancy, l'un des clients de la société, a ainsi souhaité intégrer son outil de gestion de blocs opératoires aux agendas de Zimbra. Une développement que Netixia a réalisé sur mesure. |
















