Nutanix veut « offrir l’expérience du cloud, sur site » (Sudeesh Nair, Président)

Dans un entretien au MagIT, Sudheesh Nair, le Président de Nutanix, revient sur la performance récente de la société, sur sa vision de l'hyperconvergence et sur la façon dont la firme entend enrichir sa plate-forme pour offrir une solution complète de cloud hybride.

A l'occasion de son passage en France, Sudheesh Nair, le président de Nutanix - pionnier de l'hyperconvergence - a accordé une longue interview au MagIT. L'occasion de faire le point sur ce marché et sur la performance financière de Nutanix. Mais aussi de discuter des évolutions technologiques.

Sudheesh Nair a aussi accepté de lever le voile sur les évolutions envisagées par la firme pour sa plate-forme et a évoqué son ambition de s'appuyer sur son socle d'hyperconvergence pour développer une plate-forme de cloud complète à même d'accueillir l'ensemble des applications d'une entreprise. Qu'il s'agisse d'applications patrimoniales ou d'applications à base de micro-services.

Comme l'explique le président de Nutanix : avec une plate-forme à même d'accueillir tout type d'application, l'objectif de la firme est "d'offrir l’expérience du cloud, on premises (sur site)".

Nutanix et le marché de l'hyperconvergence

LeMagIT : IDC vient d’annoncer que le marché de l’hyperconvergence avait progressé de 87,3 % au dernier trimestre et de près de 110 % sur l’ensemble de l’année écoulée. Cela ressemble peu ou prou à votre progression sur le marché.

Sudheesh Nair : Il y a encore deux ans, l’hyperconvergence était vue comme une solution tout juste bonne pour le VDI ou pour délivrer de l’informatique dans les agences. Mais le regard des utilisateurs et des grands constructeurs a changé. Ils ont commencé à s’intéresser au domaine. Aujourd’hui tous les grands acteurs sont présents, HPE, Cisco et les autres.

Pour autant, l’hyperconvergence reste un marché émergent et sa valeur est en voie de banalisation. Cela nous convient : nous pensons qu’un marché en forte croissance est un marché de commodité. Et nous aimons cette idée, car un marché en voie de banalisation vous contraint à innover.

Je ne crois pas que le marché de l’hyperconvergé soit défini de façon appropriée par Gartner ou IDC. Chez Nutanix, nous pensons bien sûr que l’aspect infrastructure de l’hyperconvergence est important. Mais nous voyons ce marché comme une combinaison entre infrastructure, virtualisation, orchestration et automatisation. Et si vous ajoutez ces composantes, c’est un marché adressable de près de 100 Md $ qui s’ouvre à nous. 

LeMagIT : Si l'on regarde la performance financière de Nutanix, vous avez sans doute facturé moins que prévu au dernier trimestre, mais malgré cela, vous avez dégagé pour la première fois une trésorerie nette positive. Pourtant, certains de vos coûts ont évolué plus vite que vos revenus. Par exemple les dépenses de R&D ont triplé. Pouvez-vous m’en dire un peu plus sur la façon dont vous abordez votre performance financière?

Sudheesh Nair : Tout d’abord, il est important de comprendre que nous n’avons pas raté nos objectifs du trimestre. À la vitesse à laquelle nous nous développons, il était inévitable qu’à un moment nous soyons sous les attentes des prévisionnistes les plus optimistes. Notre prévision pour le prochain trimestre a été inférieure à ce que le marché espérait et c’est ce qui a déçu Wall Street. Mais vu nos taux de croissance [+ 85 % au dernier trimestre, N.D.L.R.], il était naturel qu’à un moment les attentes des marchés financiers dépassent la réalité. Notre second trimestre fiscal [clos fin janvier] a en fait été excellent, mais Wall Street attendait encore plus de nous pour le 3e trimestre.

La bonne nouvelle est que notre activité internationale, en Europe et en Asie, progresse rapidement et représente désormais près de 40 % de nos revenus. Nous avons eu quelques difficultés pour atteindre nos objectifs sur certains grands clients. Mais cela est en grande partie liée à des décisions internes. L’an passé les grands comptes nous regardaient, mais ne faisaient pas de gros deals avec nous, avec souvent des achats de moins de 1 M$. Pour eux, l’hyperconvergence n’était pas stratégique.

Récemment, de plus en plus de grands clients ont modifié leur perspective. Ils voient désormais l’hyperconvergence comme un moyen de moderniser leurs infrastructures. Si cela nous bénéficie, le problème est qu’avec la montée en puissance des grands comptes, les cycles d’achats s’allongent, car maintenant les CIO et les dirigeants sont impliqués. Il nous a donc fallu revoir notre organisation de vente en conséquence.

Sudheesh Nair, Président de Nutanix

De plus, nous étions jusqu’alors concentrés sur les « early adopters ». Désormais, de plus en plus de grands comptes s’intéressent à nous, mais demandent à travailler avec de grands intégrateurs système, comme Cap Gemini, Accenture… Nous avons aussi dû nous repenser notre organisation pour répondre à ces besoins.

Pour cela, il y a deux façons de procéder. Si vous regardez le début des années 2000, une société comme NetApp a connu une transformation similaire lorsqu’elle a annoncé le support de Fibre Channel et du mode bloc, qui lui a ouvert la porte des grands comptes. A l’époque NetApp a recruté un grand nombre de salariés venant d’EMC. Le problème, lorsque vous embauchez autant de personnes de l’extérieur, est que la culture de la société s’en trouve modifiée. Et il faut se rappeler que NetApp avait alors déjà près d’une dizaine d’années. Nous avons atteint un rythme de facturation proche du milliard de dollars en tendance annuelle, alors que nous n’en sommes qu’à notre 4e année de commercialisation.

Nous avons décidé d’effectuer quelques embauches stratégiques de gens venant de NetApp, EMC et d’autres. Mais nous avons aussi promu certains de nos salariés qui avaient un potentiel de management.

Lorsque vous faites cela, deux choses se produisent. Il faut former ces gens au management, et pendant ce temps, ces personnes qui délivraient des chiffres de ventes élevés ne génèrent plus de revenu. Ce processus a commencé il y a déjà quelques trimestres et il touche à sa fin. Notre objectif est de continuer à croître tout en maintenant la culture de la société. Nous ne voulons pas amener trop de gens de l’extérieur et préférons promouvoir en interne. Cela à un impact à court terme, mais à long terme nous pensons vraiment que c’est la chose à faire pour préserver la culture de la société.

LeMagIT : Nutanix est vu par certains comme un fournisseur d’appliances d’infrastructure. Mais le cœur de la technologie est logicielle. Certes, vous vendez vos propres appliances et votre revenu provient partiellement du matériel. Mais les ventes via des partenaires comme Dell ou Lenovo ne vous rapportent que des revenus de licence, ce qui accessoirement accroît aussi vos revenus différés. Vous voyez-vous comme un éditeur de logiciel ou le côté matériel est-il important pour vous ?

Sudheesh Nair : Nous sommes sans conteste un éditeur de logiciels. La plupart de nos équipes d’ingénierie, environ 95 %, se consacrent au développement logiciel. Il n’y a aucun doute de ce côté. Mais nous continuons à nous intéresser au matériel, car le fait de packager matériel et logiciel de façon étroite nous permet de délivrer une expérience client bien meilleure.

C’est d’une certaine façon très similaire à l’approche d’Apple avec ses équipements. Tout est intégré à la perfection et c’est fiable. Si vous regardez l’écosystème Android, quels que soient les efforts de Google pour travailler avec Samsung et les autres, il y a des trous dans l’expérience utilisateur. C’est pour cela que les appliances sont importantes pour nous.

Maintenant, la partie revenu générée par le matériel n’est pas si importante. Pour l’instant, tous les revenus logiciels ne sont pas reconnus immédiatement. Mais une modification comptable importante devrait changer cela. La règle ASC 606 de l’IASB va permettre à des sociétés comme la nôtre de reconnaître en intégralité nos revenus logiciels dès leur facturation. Cela va avoir plusieurs impacts. Notre marge va augmenter de façon significative…

LeMagIT : Et cela va vous rapprocher de la rentabilité…

Sudheesh Nair : Exactement. Bien sûr, cela va aussi réduire notre revenu différé. La bonne nouvelle est que notre bas de bilan va s’en trouver amélioré. Ce n’est qu’un changement comptable, mais il est important pour une société comme la nôtre. 

LeMagIT : 60 % de vos pertes nettes actuelles proviennent du fait que vous devez comptabiliser vos distributions de stock options et d’actions. Qu’est-ce qui explique ce niveau de stock-options ? Est-ce lié à l’IPO récente ou aux vagues d’embauches récentes pour attirer des talents ?

Sudheesh Nair : Le niveau d’option et de distribution d’actions est en ligne avec les pratiques de sociétés similaires à la nôtre. Nous avons aussi acquis Calm.io et Pernix Data et ces sociétés avaient des plans généreux de stock options et d’actions. D’une façon générale, je pense qu’il faut juger des sociétés comme la notre, sur leur aptitude à générer du cash et de ce point de vue nos comptes montrent que la position de trésorerie de Nutanix est solide. Nous avons plus de 355 M$ de trésorerie nette et nos fondamentaux sont solides.

Nutanix et l'évolution des technologies

LeMagIT : Passons maintenant à la technologie. Lorsque vous avez créé Nutanix, les capacités IO de vos appliances étaient assez équilibrées par rapport à la puissance CPU du fait du cache Flash. Avec les progrès en matière de mémoire persistante, la performance unitaire en IOPS des nœuds évolue bien plus vite que celle des CPU. À court terme, cela crée un risque de déséquilibre dans les clusters. Est-ce que cela ne pose pas un problème ? Et si oui, comment entendez-vous le résoudre ?

Sudheesh Nair : C’est une question intéressante. Aujourd’hui, les applications mal écrites, qui gèrent mal le multithreading ou le cache, bref de façon générale les applications écrites par des développeurs qui se préoccupent peu d’infrastructure, sont celles qui posent problème. Les applications modernes à l’inverse peuvent consommer toutes les ressources CPU qu’on leur donne.

De façon générale, la question des goulets d’étranglement est une question sans fin. Lorsque ce n’est plus le stockage, c’est le CPU, ou le bus mémoire ou le bus PCIe. Chaque fois que l’on fait sauter une limitation, une autre apparaît ailleurs. Ce qui va changer les choses est la disponibilité en volume de mémoire comme la 3D Xpoint d'Intel. C’est un support de stockage qui offre des performances proches de celle de la mémoire et cela va exposer les limites des applications mal écrites.

Il y a aussi une évolution du « compute ». On voit émerger des applications qui reposent non plus sur le CPU, mais sur les GPU. De même avec des choses comme l’IoT et l’edge computing, des opérations qui autrefois étaient centralisées doivent être décentralisées. Notre architecture permet d’attaquer le problème par les deux bouts. On peut à la fois gérer les nouvelles technologies de mémoire persistante, mais aussi les nouvelles formes de compute, qu’elles soient à base de CPU ou de GPU.

LeMagIT : Si l’on regarde le computing, les architectures deviennent de plus en plus hétérogènes et l’on voit émerger des architectures optimisées pour certaines applications, comme le machine learning ou l’AI. Ces applications consomment des GPU, des FPGA et parfois même des architectures processeurs non Intel, comme ARM. Quand vous avez lancé Nutanix, vous avez expliqué que son architecture s’inspirait de technologies nées dans les datacenters hyperscale des géants du web. Si cela est vrai, ces datacenters évoluent vite. Ils font une place plus grande que jamais aux architectures hétérogènes et visent à optimiser les architectures en fonction de la nature des applications qu’elles font tourner. Si votre propos originel est toujours valide, vous allez devoir vous adapter à ces évolutions. Est-ce que le support d’architecture plus hétérogène est sur votre roadmap ?

Sudheesh Nair : C’est encore une question intéressante et je pense que vous aurez la réponse d’ici quelques mois [Nutanix organise sa conférence Nutanix .Next à Washington à la fin du mois de juin, N.D.L.R.]. Si vous voulez construire une plate-forme, ce qui est notre objectif, il vous faut être agnostique quant à l’indianess des processeurs, quant aux protocoles.

L’infrastructure doit se concentrer sur les API et la façon de le faire et de fournir des SDK. Je pense que le computing doit devenir plus hétérogène et que les applications doivent pouvoir fonctionner indifféremment sur des processeur little endian ou big endian. Maintenant, que ce soit ARM ou non n’est pas important. Les acteurs hyperscale s’intéressent à ARM pour des raisons de consommation énergétique et de format de serveurs, mais cela n’a pas forcément à voir avec une supposée inefficacité des processeurs Intel.

Les clients qui déploient de grandes quantités de serveurs vont dans tous les cas exiger plus d’options de computing. Et cela viendra, qu’il s’agisse de CPU, de GPU, de protocoles ou de type de support de stockage. Nous ne voulons pas dire oui à tout. Mais nous regardons regarde les endroits où nous pouvons le plus d’impact et nous veillons à pouvoir nous adapter pour en tirer parti.

LeMagIT : L’adoption initiale de Nutanix doit beaucoup au succès de la virtualisation. La généralisation de la virtualisation a contribué à simplifier l’adoption de vos technologies. Il est évident que la virtualisation ne va pas disparaître du jour au lendemain, mais elle devient moins importante dans le développement des applications modernes ou les conteneurs, la microsegmentation et le « bare metal » sont des modes de déploiements privilégiés. Dépendez-vous de la virtualisation ou êtes-vous largement agnostique quant au mode de déploiement des applications sur votre technologie ?

Sudheesh Nair : Nous pensons vraiment qu’il est important pour nos clients d’avoir le choix. Par exemple, certaines applications bénéficient grandement de la virtualisation, qui apporte plus de segmentation, l’isolation entre OS, une garantie de compatibilité de l’écosystème, de nouvelles formes de protection et de disponibilité, sans oublier les avantages liés au format même des VM. Tous ces attributs sont importants pour les utilisateurs de la virtualisation. Mais ces applications ont été conçues avant l’ère du cloud.

Les applications modernes ne dépendent pas de l’infrastructure pour leur résilience. Elles sont suffisamment intelligentes pour savoir que si un pan de l’infrastructure défaille elles doivent accaparer de nouvelles ressources et redémarrer ailleurs. C’est tellement facile à faire. Vous pouvez appeler cela microservices, conteneurs, peu importe. La caractéristique générale est que les composants applicatifs sont plus légers, peuvent être redémarrés simplement et permettent de créer des applications plus dynamiques.

L’inconvénient est qu’il y a un « overhead » significatif en matière d’administration, de sécurité et de compatibilité. Si vous êtes une grande banque, il peut être difficile de mêler ces applications avec les applications traditionnelles. C’est ce que nous tentons de faire.

Acropolis n’est pas un hyperviseur. C’est un environnement d’exécution [runtime environment] qui offre des services de stockage en mode bloc en mode fichiers, des services de conteneurs, des services d’hypervision. Nous n’avons pas encore de service de stockage objet, mais c’est souhaitable à terme.

Avec Acropolis, notre objectif est de délivrer une plus grande simplicité d’administration, j’entends par là des capacités d’orchestration de gestion du cycle de vie, d’upgrade, de mise à jour, des services de protection de données comme les snapshots, des services de sécurité comme la protection périmétrique, la microsegmentation réseau…

Que vous choisissiez la virtualisation ou les conteneurs, tous ces bénéfices vous sont accessibles. C’est pourquoi nous voyons Acropolis comme moyen important de nous différencier. Déjà, 21 % de nos clients s’appuient sur Acropolis. Ce n’est pas parce qu’il est moins cher que VMware, mais à cause de ces services.

 Nutanix et les plates-formes cloud

LeMagIT : Si ce que vous dites est vrai, cela signifie que le futur de Nutanix est dans la livraison d’une plate-forme complète qui combine un peu les fonctions d’un système d’exploitation d’une plate-forme d’orchestration et d’automatisation ainsi qu’un jeu d’API. Or certains clients ont déjà choisi des éléments en la matière comme Chef ou Puppet, comme Kubernetes ou Mesos. Vous allez donc sans doute devoir adapter votre existant.

Sudheesh Nair : L’hyperconvergence va être commoditisée. Notre confiance vient du fait que nous voyons l’opportunité de bâtir un système d’exploitation pour le cloud d’entreprise. Vous ne pouvez pas faire ça sans trois composants clés : Le premier est une infrastructure élimine les silos existants d’infrastructure. Ensuite, nous sommes la seule société qui ait créé une plate-forme pour l’exécution de la virtualisation, de conteneurs, de services de données, de sécurité avec la couche d’administration associée, ce que j’évoquais précédemment.

La troisième partie est celle liée aux applications. Elle permet aux applications de s’adapter à l’infrastructure. Vous ne voulez pas que des humains fassent le travail de machines.Dans l’entreprise, la plupart des salariés IT font le travail de machines, des tâches qui devraient être automatisées.

Pour faire cela, il faut bâtir une pile complète comme Amazon. Nous pensons que nous pouvons construire une expérience de type Amazon, incluant automatisation, orchestration et plate-forme applicative. Si nous y parvenons, nous deviendrons un éditeur de système d’exploitation.

LeMagIT : VMware avait l’opportunité de faire cela s’ils avaient acquis Suse il y a quelques années et ils ont choisi de ne pas jouer dans cette cour (en tout cas pas jusqu’à récemment avec Photon).

Sudheesh Nair : Vous avez raison. En fait, VMware a raté ce train. Ensuite, ils ont raté vCloud Air et ensuite ils ont acquis Virtustream, qui était une troisième opportunité pour eux de jouer dans cet espace. De même, HPE a fermé Helion et Cisco a abandonné InterCloud. Il n’y a donc plus grand monde pour faire ce que nous voulons faire : offrir l’expérience du cloud on premises.

LeMagIT : Jusqu’alors, tout ce dont nous avons parlé concerne les déploiements dans le périmètre des datacenters des entreprises. Mais la plupart d’entre elles ont a minima une stratégie hybride mêlant cloud privé et cloud public. Je suppose donc que toutes les couches supérieures dont nous avons parlé vont être développées de telle sorte à pouvoir être abstraites de votre plate-forme hyperconvergée afin d’être déployables également sur des clouds publics. 

Sudheesh Nair : Je ne veux pas confirmer ce point pour l’instant, mais si vous faites comme le petit poucet et suivez les cailloux, vous verrez qu’à .Next, on aura à la fois le CEO de SAP et un autre speaker, Diane Green, la CEO de Google Cloud. Nous disons qu’il est possible d’offrir la même expérience, que l’on soit on premises ou off premises. Et oui, il faut faire les deux, si l’on veut délivrer une vraie expérience hybride.

LeMagIT : Cela veut-il dire qu’à terme vous pensez que la valeur de votre offre va se déplacer et que vos revenus seront de moins en moins dérivés de l’infrastructure et de plus en plus des couches supérieures de votre « OS » ?

Sudheesh Nair : De ce point de vue Amazon est notre inspiration. Amazon AWS a commencé avec EC2 et S3, puis ils ont bâti une plate-forme Paas et ensuite une plate-forme SaaS. La façon dont il ont intégré l’ensemble est remarquable.

LeMagIT : D’aucuns disent pourtant que ce modèle est aussi celui d’un mainframe moderne

Sudheesh Nair : Peter Levine a fait une présentation baptisée « Return to the Edge and the End of Cloud Computing » et il illustre l’opportunité qui s’offre à nous. L’informatique a commencé avec les mainframe, a évolué vers le client-serveur et avec le cloud, on revient vers le mainframe. Le balancier va se redéplacer et nous avons l’opportunité d’être le futur client-serveur en combinant le meilleur du mainframe et de l’Edge computing.

Dernièure mise à jour de cet article : mars 2017

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