Broadcom s’offre l’activité entreprises de Symantec pour près de 11 milliards de dollars

Le groupe entend ainsi étendre son portefeuille logiciel pour les infrastructures d’entreprise, dans un effort pour constituer « l’une des entreprises de technologies d’infrastructures leaders dans le monde ».

La rumeur avait vu juste : Broadcom vient d’annoncer une nouvelle acquisition de grande ampleur, avec le rachat de l’activité entreprises de Symantec, en numéraire, pour 10,7 Md $, ainsi que son nom.

Dans un communiqué de presse, Broadcom explique inscrire cette opération dans la continuité de ses efforts visant à se transformer en entreprise « leader des technologies d’infrastructures dans le monde ». Hock Tan, président et CEO de Broadcom, le rappelle d’ailleurs : « les fusions et acquisitions ont joué un rôle central dans la stratégie de [sa] croissance ». Alors pour lui, cette nouvelle « transaction représente l’étape suivante logique de notre stratégie après nos acquisitions de Brocade et de CA Technologies ».

Broadcom a effet annoncé le rachat du second l’été dernier pour rien moins que 19 Md $. Celui de Brocade avait quant à lui été annoncé à l’automne 2016, pour un montant plus modeste de 5,9 Md $. Aujourd’hui, Broadcom attend du rachat des activités entreprises de Symantec un chiffre d’affaires régulier de 2 Md $.

Du côté de Symantec, cette opération intervient après plusieurs années d’extension de l’offre entreprises à grand renfort d’acquisitions également, qu’il s’agisse de Luminate tout récemment, de Skycure et de Fireglass en 2017, ou encore et surtout de Blue Coat en 2016, une opération ayant marqué un net tournant vers la sécurité des terminaux et des données à l’heure du cloud.

Mais voilà, cette transition n’a pas forcément eu tous les résultats attendus. Symantec a remanié sa direction au mois de mai, annonçant le départ immédiat de son PDG Greg Clark. Ce dernier avait justement pris ses fonctions dans la foulée de l’acquisition de Blue Coat. Et Richard S. Hill, nommé au printemps PDG par intérim, l’a reconnu : « le chiffre d’affaires [du segment entreprises] a été en deçà de nos prévisions […] Malgré cette faiblesse, nous gardons confiance en notre stratégie de Cyber Défense Intégrée, qui a produit un portefeuille produits robuste et compétitif ».

Dans un communiqué de presse, Symantec explique donc se recentrer sur le grand public avec Norton Lifelock. Et Richard Hill l’assure : cette transaction « devrait maximiser la création de valeur immédiate pour nos actionnaires tout en maintenant la propriété d’une activité de cybersécurité grand public », avec des perspectives financières prévisibles et robustes.

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