Stockage : L’hôpital universitaire d’Essen fait le choix de Suse Enterprise Storage (Ceph)

Après un premier projet concluant portant sur le stockage de ses services de partage et de synchronisation de fichiers, l’hôpital d’Essen a retenu la distribution commerciale Ceph de Suse, Suse Enterprise Storage, pour motoriser son stockage. Avec à la clé une réduction de 70 à 80 % de ses coûts.

L’Hopital Universitaire d’Essen (Universitätsklinikum Essen ou UK Essen) a récemment investi dans une infrastructure de stockage motorisée par Suse Enterprise Storage afin de faire face à l’explosion de ses besoins de stockage de données.

L’Hôpital universitaire d’Essen est l’un des principaux centres médicaux de la Ruhr et il accueille près de 250 000 patients chaque année. Outre ses missions de soins, l’hôpital dispose d’une unité de recherche scientifique. Il emploie près de 6000 salariés, médecins, chercheurs, infirmiers et techniciens.

Du fait de la réglementation très protectrice de la vie privée de l’État fédéral allemand, l’hôpital universitaire d’Essen a tout d’abord cherché une solution de stockage économique pour supporter le service de partage et de synchronisation de fichiers qu’il offre à ses employés. Ce service est une alternative à DropBox, qui ne peut être utilisé pour des raisons légales et de conformité. Il s’appuie sur une installation « on-premises » de la technologie open source de l’éditeur chinois Seafile.

Pour le stockage sous-jacent des données de SeaFile, l’hôpital avait à l’origine évalué la technologie de stockage objet de Scality, mais l’a jugée trop coûteuse pour ses besoins. « Nous avons recherché des solutions plus économiques et nous nous sommes tournés vers Ceph », explique Armin de Greiff, le directeur technique de l’équipe IT centrale de l’hôpital. En l’occurrence, l’organisation a retenu Suse Enterprise Storage (SES), la distribution commerciale de Ceph de Suse.

Ceph permet de faire face à l’explosion des volumes de données

Ce premier déploiement a permis à l’équipe IT de l’hôpital de se familiariser avec SES (alors en version 4) et a servi de prototype à une adoption plus large de la technologie. Comme nous l’a expliqué Armin de Greiff, lors d’une table ronde avec la presse lors de la SuseCon 2017, l’utilisation de SES s’est peu à peu étendue à d’autres usages, comme le stockage de l’imagerie médicale (IRM, scanner, radio, ultrasons…) très consommateur en bande passante et en capacité de stockage. Mais il a d’abord fallu pour cela que l’organisation acquière la certitude que Suse Enterprise Storage fonctionnait comme prévu et qu’elle prenne confiance dans le produit.

Armin de Greiff, Directeur technique
de l'hôpital Universitaire d'Essen

Jusqu’alors, l’hôpital stockait les données de ses patients sur des baies de stockage de milieu de gamme de grands constructeurs et il devait régulièrement faire évoluer la capacité de ses baies et les mettre à jour pour faire face aux volumes de données grandissants d’images numériques générés par ses systèmes. Cette approche devenait problématique tant du point de vue des coûts, que de celui de l’administration.

Et selon Armin de Greiff, le problème ne devrait qu’empirer. Par exemple, l’institut de pathologie est en train de numériser ses workflows et devrait à terme générer entre 300 et 400 To de données par an. Il devenait donc urgent de trouver un système de stockage évolutif et économique pour remplacer les baies de stockage traditionnelles. 

Le choix de s’appuyer sur l’offre de software defined Storage de Suse a été pris après une évaluation détaillée des capacités du logiciel et dans le cadre d’une collaboration avec le constructeur allemand Thomas Krenn, qui revend la solution SES de Suse sous forme d’appliances. Thomas Krenn a livré à l’hôpital d’Essen un cluster de nœuds prêt à l’emploi préconfiguré avec SES. Comme l’indique Armin de Greiff, SUSE Enterprise Storage a l’avantage d’être supporté par Suse et le fait que Thomas Krenn fournisse des appliances validées par Suse est un motif de réassurance. Le fait de s’appuyer sur des appliances prêtes à l’emploi a aussi permis de raccourcir les délais de déploiement, puisque le matériel est testé et optimisé pour fonctionner avec SES, ce qui permet aussi de limiter les risques liés au support.

Des coûts réduits de 70 à 80 %

À l’heure actuelle, le Cluster Ceph de l’hôpital universitaire d’Essen est capable de stocker près de 300 To de données, une capacité qui devrait s’accroître progressivement avec l’évolution des besoins de l’hôpital. Nous attendons beaucoup des capacités d’évolution et de flexibilité que permet Ceph. Armin de Greiff reste toutefois prudent en indiquant que l’hôpital a pour priorité de ne pas perdre de données et qu’il entend juger ses fournisseurs en fonction de l’atteinte des objectifs. Si Suse SES et Thomas Krenn continuent à faire leurs preuves, l’hôpital devrait s’appuyer sur SES pour ses besoins futurs. Selon l’hôpital, il faut à peine quelques jours pour commander et configurer un nœud supplémentaire dans le cluster contre deux à trois mois par le passé pour un système de stockage traditionnel. Le coût au gigaoctet est quant à lui inférieur de 70 à 80 %.

Une des raisons pour lesquelles l’hôpital a retenu la solution de Suse est sa simplicité d’administration, proche de celle des systèmes de stockage commerciaux. Le support par SES de protocoles comme iSCSI et des protocoles les plus communs de partage de fichiers comme NFS, devraient aussi permettre d’étendre le spectre d’utilisation de SES à de nouvelles applications. L’hôpital prévoit ainsi d’utiliser son stockage SES comme support de machines virtuelles sous KVM ou sous VMware. Il prévoit aussi d’en faire le support de stockage pour certaines applications de BI et d’analytique.

L’hôpital s’intéresse également à iCAS, une solution d’archivage et de conformité développée par l’éditeur allemand Iternity. L’idée est de coupler iCAS avec SES afin de répondre aux besoins d’archivage réglementaire de l’hôpital. Mais pour cela, Armin de Greiff estime qu’il lui faudra opérer un second cluster SES afin de séparer les données primaires des données d’archive. « Il ne nous semble en effet pas raisonnable d’archiver les données sur le même cluster que le cluster de production ». Certaines des données de l’hôpital doivent en effet être conservées jusqu’à 48 ans.

Dernièure mise à jour de cet article : octobre 2017

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