Essilor optimise ses liaisons WAN avec des appliances Riverbed

Afin d’améliorer les performances de son réseau WAN pour certains sites distants, le numéro un mondial des verres ophtalmiques a retenu les appliances d’optimisation de trafic de Riverbed. Avec des gains de trafic de l’ordre 60 à 80% et un ROI qui se compte en quelques mois.

Afin d’optimiser les performances de certaines applications sur son réseau WAN, Essilor a déployé des boitiers d’accélération Riverbed en remplacement des solutions de compression déjà en place sur son réseau. Comme l’explique Jamal Dahmane, le responsable réseaux du fabricant français Essilor de verres de lunettes, le réseau WAN de la société s’appuie sur des liaisons MPLS et des connexions IPSec pour interconnecter ses différents sites nationaux et internationaux. «Nous disposions déjà de solutions de compression pour nos liens WAN, mais nous avons commencé à rencontrer des problèmes sur certains liens au Benelux entre des sites qui avaient conservé des serveurs de fichiers locaux». Ces sites échangeaient notamment de nombreux fichiers bureautique de type excel ou word sur protocole CIFS (le protocole de partage de fichiers de Windows).

dahmane
“ Les équipements Riverbed ont permis d’atteindre des gains de l’ordre de 82% sur le trafic Exchange 82%, de 60% sur le trafic HTTP et de 79% sur le trafic FTP ”.
Jamal Dahmane, Essilor.

Un premier test réussi au Benelux
«A la demande des utilisateurs, nous avons tout d’abord accepté d’augmenter la bande passante, tout en sachant que ça ne résoudrait pas tous les problèmes et notamment les soucis de latence» explique Jamal Dahmane. Finalement, en mars 2008 la société commence à tester des boitiers d’optimisation WAN de plusieurs constructeurs pour tenter de régler ces problèmes de performances et décide de retenir l'offre de Juniper. Elle lance alors un test en conditions réelles entre ses sites de Zevenaar et Eindhoven et met donc en place pendant plusieurs semaines (entre juin et septembre 2008) deux équipements prêtés par le constructeur. «Les résultats remontés par les utilisateurs ont été clairs et nets : les utilisateurs ont vu une amélioration immédiate des performances et ont validé la solution. L’investissement n’a pas posé de problème car l’alternative était plus de bande passante et la contrainte d’avoir des serveurs locaux. Nous avons finalement décidé de  laisser les équipements de prêt sur place en attendant de recevoir ceux que nous avions commandé puis nous avons équipé le site de Bruxelles. Cela a résolu la question du Benelux».

Une extension à l’Asie et à la France en 2009
Fort de l’expérience, Essilor décide alors de s’attaquer à un second problème à Bangkok, un site où se situe sa principale usine. Là le problème est différent. Essilor a en effet pris la décision de centraliser ses serveurs de messagerie Exchange à Paris mais cette décision a posé quelques problèmes avec le site de Bangkok où se trouve des équipes de tierce maintenance applicative qui utilisent de façon intensive une Boîte aux lettres commune qui posait des soucis de temps de réponse. Sur ce site, il est tout simplement hors de question de mettre à jour le lien réseau du fait du coût de la bande passante sur la région (il faut compter environ 5000 € par mois pour un lien MPLS à 2 Mbit/s vers la Thaïlande).

 essilor thai
Le site principal d'Essilor en Thaïlande

« Riverbed nous a prêté deux boitiers, un pour le datacenter et un pour Bangkok et le problème de performance a tout simplement disparu. Face à ce constat, les utilisateurs locaux ont accepté le budget et le projet a été validé par la Direction financière  régionale pour les principaux sites (Bangkok, Bengalore, un site philippin et un dernier site Thaï  distant de 40 km de Bangkok)». En fait, après mesure, les équipements Riverbed ont permis d’atteindre des gains de l’ordre de 82% sur le trafic Exchange 82%, de 60% sur le trafic HTTP et de 79% sur le trafic FTP.
Finalement, les équipes réseau d’Essilor ont communiqué sur la solution en interne vis à vis des autres sites français et ont remplacé partout où cela se justifiait les anciens équipements de compression par des équipements Riverbed à la fin 2009. Deux gros boitiers Riverbed sont ainsi désormais opérationnels au coeur du datacenter de la firme et dans 5 sites de l’hexagone (sur un total d’une trentaine de sites)

Un ROI allant de 1 mois à 10 mois selon les sites
Interrogé sur le choix d’un mode appliance plutôt que sur celui d’un mode opéré (plusieurs opérateurs proposant des services de compressions basés sur les appliances de Riverbed et d’autres), Jamal Dahmane explique qu’Essilor a privilégié le mode capex tout en reconnaissant avoir vu des opérateurs proposer ce genre de service. Si le WAN d’Essilor repose sur des liaisons managées, la société a privilégié une approche CAPEX car elle ne souhaite pas que l’opérateur ait accès au LAN. De plus, Jamal Dahmane souligne que «les appliances Riverbed ne sont pas non plus vues comme un déploiement général : il faut que les applications le nécessitent (CIFS par exemple sur le WAN) et que le coût de la bande passante soit un obstacle». Car c’est au final les économies sur les liaisons WAN qui font le ROI de la solution. Jamal Dahmane explique ainsi que le ROI des solutions Riverbed est de 1 à 2 mois sur les sites internationaux et de 9 à 10 mois pour la France.

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