Prism : de nouvelles retombées commerciales

Un an après les premières révélation d’Edward Snowden sur les activités de la NSA, la confiance des entreprises et des organismes publiques semble réellement affectée.

S’exprimant fin juin lors de la conférence GigaOm Structure, Brad Smith, avocat général de Microsoft, a présenté son bilan d’un an de révélations sur les activités de la NSA. Sans appel : « nous avons constaté un recul à deux chiffre de la confiance dans les compagnies technologiques américaines, dans des endroits clés tels que Bruxelles, Berlin et Brasilia. […] Plus nous attendons, ou moins nous agissons, plus le problème empire. »

Le gouvernement allemand devait lui donner raison une semaine plus tard, en annulant son contrat auprès de l’opérateur Verizon. Et le ministre de l’Intérieur de justifier cette décision par « les pressions sur les réseaux, ainsi que le risque de virus ou de chevaux de Troie hautement développés », mais également par les révélations sur les « liens entre agences du renseignement et entreprises étrangères ». De quoi démontrer, selon lui, le « besoin », pour le gouvernement allemand, de disposer d’un « niveau de sécurité très élevé pour ses réseaux critiques. » Verizon assurerait la connectivité entre Berlin et Bonn, selon un contrat arrivant à échéance en 2015. C’est Deutsche Telekom qui prendra la relève, pour un montant non communiqué. Selon les révélations d’Edward Snowden, la chancelière Angela Merkel aurait été placée sur écoute par la NSA.

Cisco avait précédemment fait état d’un impact des révélations sur les activités de la NSA sur ses activités commerciales. De nombreuses voix se sont en fait élevées outre-Atlantique pour dénoncer la menace que la crise de confiance induite par ces pratiques fait peser sur leurs activités commerciales.

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