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Red Hat ne sait pas encore où il va

Le Red Hat Summit 2021, virtuel comme il se doit, était consacré principalement à OpenShift, la plateforme d’orchestration Kubernetes de l’éditeur open source. Pas un mot pour IBM, pourtant propriétaire de Red Hat. Quant au système d’exploitation de Red Hat, peu de nouveautés ont été annoncées.

L’objectif de Red Hat est clarifié : tout sur OpenShift. À tel point, qu’au fur et à mesure des discussions du MagIT avec les responsables informatiques, on ne parle plus de Kubernetes, mais d’OpenShift. Lors de son sommet annuel, Red Hat a annoncé une version « Plus » d’Openshift. Principale amélioration : la sécurité, que résume Matt Hicks, Vice-President Exécutif de Red Hat, sous l’acronyme ACS « Advanced cluster security ».

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L’offre est toutefois indépendante d’OpenShift et peut s’appliquer à n’importe quel environnement Kubernetes. Il s’agit d’offrir une meilleure visibilité sur le comportement des containers, d’identifier les éventuelles vulnérabilités de ces derniers, de vérifier la compatibilité avec les standards d’audit, de pouvoir segmenter plus facilement le réseau et d’identifier les menaces, entre autres.

Ces annonces « sécuritaires » ne sont toutefois pas sans relation avec la maison-mère de Red Hat : IBM est très présent dans le secteur bancaire, et proposer une offre sécurisée n’est pas complètement illogique, même si IBM s’est fait très discret durant l’événement.

OpenShift est donc disponible désormais en trois versions : Kubernetes Engine, pour faire tourner les containers, OpenShift Container Platform, qui comporte des outils de développement supplémentaires dans une optique DevSecOps et donc la version estampillée Plus. Sans oublier Red Hat OpenShift Dedicated, fonctionnant sur les clouds d’AWS et de Google. Sur ce point, l’éditeur a présenté OpenShift Streams for Apache Kafka, pour faciliter l’intégration de données dans les applications de bid data. Enfin, toujours en direction des clouds Google et AWS, Red Hat a fait la promotion d’OpznShift API management.

L’edge, comme tout le monde  

L’autre stratégie de Red Hat est le Edge computing. Rien de surprenant à cela, vu que tous les éditeurs de logiciels se précipitent sur ce secteur. La version 8.4 de RHEL (Red Hat Enterprise Linux) est censée améliorer la gestion des appareils en bordure de réseau exploitant RHEL. En clair, les versions Edge de RHEL seront allégées.

Et pour l’administration, c’est Podman qui s’en charge. Pour rappel, Podman est l’outil de Red Hat pour administrer les plateformes containers allégées (donc sur le Edge) et les mettre à jour. Reste que Podman n’est pas un outil révolutionnaire, et qu’il a peu évolué depuis son acquisition par Red Hat en 2018.

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