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NotPetya : des coûts dans la durée pour Merck

Le groupe ne semble pas s’être pleinement de remis de l’épisode épidémique apparu au début de l’été en Ukraine. Il s’attend à ce qu’il affecte encore ses performances financières.

Il faudra du temps pour établir le véritable coût de l’épisode NotPetya/Expetr, si jamais il doit l’être pleinement. C’est la leçon que l’on retiendra de l’annonce des résultats de Merck pour le troisième trimestre de son exercice fiscal 2017.

A l’occasion de leur annonce, le groupe a ainsi fait état d’un impact négatif de près de 310 M$ pour la période, entre ventes non réalisées, et coûts exceptionnels : le chiffre d’affaires a été affecté à hauteur de 135 M$, et les surcoûts ont atteint 175 M$, entre « coût des produits vendus et dépenses d’exploitation ». Mais ce n’est pas fini ! Merck anticipe « un impact similaire sur le chiffre d’affaires et les dépenses au quatrième trimestre ».

Accessoirement, le groupe indique avoir dû « emprunter » du Gardasil, un vaccin contre plusieurs familles de papillomavirus, dans les stocks du CDC américain « pour assurer les livraisons du [3e] trimestre », notamment en raison de l’interruption de production induit par l’incident NotPetya. Il faudra attendre le second semestre 2018 pour que Merck ait rendu l’ensemble au CDC.

L’épisode NotPetya/Expetr a clairement mis à rude épreuve les plans de continuité de l’activité de nombreuses entreprises. Et conduit à d’importantes dépenses exceptionnelles, dans des proportions encore difficiles à évaluer précisément.

Fin septembre, FedEx a fait état d’une facture à 300 M$, du fait de l’impact de l’épisode sur sa filiale TNT Express. Fin août, le transporteur Maersk, a avancé le même chiffre. A la même période, le français Saint Gobain a de son côté estimé à 250 M€ l’impact de l’épisode sur son chiffre d’affaires 2017, et de 80 M€ sur son résultat d’exploitation.

Apparemment moins affecté, Modelez International estimait alors avoir essuyé une dépense exception de 7 M$, assortie d’un « impact négatif de 2,3 % sur sa croissance nette, et 2,4 % sur sa croissance organique ». Chez Nuance, il faudrait compter sur une perte de 15 M$ de chiffre d’affaires, et de 2,5 M$ de résultat net.

Enfin, Reckitt Benckiser a fait état de difficultés à satisfaire la demande pour différents produits, dans plusieurs régions du monde, et donc de ventes ratées, en juillet, de fait de l’épisode NotPetya. Mais le groupe n’a pas avancé de chiffre précis. 

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