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Ubuntu fait son entrée sur le marché des smartphones

Cyrille Chausson
Canonical a officiellement mis à exécution son plan mobilité. La société

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a annoncé une déclinaison de sa distribution Linux Ubuntu pour le segment des smartphones. Faisant ainsi entrer son OS sur le marché  prometteur de la mobilité, près d’un an après avoir fait état de ses projets, lors de l’édition 2011 de l’Ubuntu Developer Summit. Ubuntu for Phone devrait apparaitre vers la fin 2013 ou le tout début 2014, résume Mark Shuttleworth, fondateur de Canonical (même si l'OS sera présenté cette année au CES et au salon Mobile World Congress). Ubuntu rejoindra alors un marché des OS mobiles déjà bien encombré par des géants, comme Android (le n°1 du secteur), IOS, BlackBerry OS ou Windows Phone. Pour attaquer ce marché, Canonical a plusieurs cartes dans sa manche, résume  Mark Shuttleworth. L’éditeur mise d’abord sur la convergence entre terminaux, inscrivant ainsi son OS mobile dans le prolongement des systèmes qui ont façonné l’image de l’OS Linux : d’abord le desktop, puis le serveur et le Cloud. Avec son OS Mobile et l’Ubuntu TV, Canonical souhaite créer « une plate-forme pour la convergence qui couvre tous les formats de terminaux ». « Aujourd’hui les acteurs du secteur offrent de nombreux terminaux, mais avec des  interfaces différentes » poursuit Shuttleworth, confirmant que la plate-forme Ubuntu proposera  « une interface cohérente » pour l’ensemble des terminaux. Ainsi l’interface utilisateur propose un système de navigation qui se manipule via les quatre coins de l’écran. Un aspect qui ne doit pas modifier radicalement l’esprit Ubuntu. Mais, et c’est un point important, Canonical entend aussi faire de son OS un vrai système d’exploitation qui s’étend au-delà du smartphone. Les terminaux les plus puissants qui recevront cet OS (notamment à base de Quad-core A9 ou Intel Atom), pourront se connecter à un écran et un clavier pour se muer en un desktop ou un client léger. Une façon pour Canonical d’adresser d’abord une cible très orientée entreprise, mais également la problématique très tendance de la consumérisation de l'IT, qui selon les cabinets d’analystes, sera l’une des préoccupations principales des DSI en 2013. Ce « superphone » doit ainsi remplacer smartphones, clients légers et ultra-portables, selon les propres dires de Canonical. A cela, note encore la société, s’ajouteront des possibilités de virtualisation du poste de travail, déjà supportées par l’OS - Mark Shuttleworth met notamment en avant les technologies de VMware et de Citrix et leur capacité à faire tourner des applications Windows. Le fondateur vante également la sécurité de l’OS - « la sécurité d’Unix dans votre poche » - ou encore l’intégration étroite avec les éditions serveurs d’Ubuntu. Les outils d’administration de Canonical seront ainsi également applicables à l’OS mobile. Cette stratégie semble viser la base des utilisateurs existants d’Ubuntu, qui pourront voir dans l’OS mobile un prolongement direct de leur parc, et une alternative possible à Android. Une arrivée sur le marché trop tardive ? Plusieurs interrogations subsistent pourtant. D’abord sur le segment des entreprises : Ubuntu, en arrivant sur le marché début 2014 risque fort d’arriver un peu tard dans la bataille du BYOD, un modèle dont on prédit le décollage en 2013. Difficile alors d’inverser le processus de décision d’achat et d’investissement des entreprises. Sur le segment du grand public, autre cible de Canonical, Ubuntu devra également livrer bataille avec une kyrielle d’OS dont plusieurs mettent également en avant leur caractère Open Source. Si évidemment, Android semble séduire les constructeurs et opérateurs pour motoriser leurs terminaux d’entrée de gamme, Tizen pourrait bien tirer le marché vers lui. L’OS mobile supporté par Samsung et Intel - et soutenu par la Linux Foundation - a pour vocation de fusionner Meego et LiMo et de créer une alternative à Android. Samsung a d’ailleurs confirmé ce jour chez nos confrères de Bloomberg son intention de sortir des terminaux Tizen en 2013. De quoi alors compliquer un peu plus la tâche d’Ubuntu.  

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