La NSA aurait frappé directement les liens optiques continentaux

A défaut d’entrées directes dans les centres de calcul des grands fournisseurs de services en ligne, l’agence américaine du renseignement se servirait sur les liens optiques des grands opérateurs.

Les liens optiques continentaux ont un caractère stratégique. C’est Fleur Pellerin, ministre de l’économie numérique, qui l’affirmait plus tôt cette année. Et assurément à raison. Et selon le New York Times, elle n’est pas la seule à le penser.

De fait, selon nos confrères, la NSA ne serait pas privée « de contourner les géants de l’Internet pour frapper leur point faible : les fibres optiques qui connectent leur centres de calcul à travers le monde et sont opérés par des entreprises telles Verizon Communications, BT, Vodafone, et Level 3. » De nombreux « doigts » pointeraient en particulier vers ce dernier, fournisseur de dorsales utilisées par Google et Yahoo. Et de souligner que, jusqu’à récemment pour certains, voire encore pour d’autres, ces liens ne véhiculaient pas des communications chiffrées. Google travaille d’ailleurs activement au chiffrement de ces échanges, et Yahoo fait de même, alors que Microsoft a récemment reconnu qu’ils se faisaient en clair.

Interrogé par nos confrères, Level 3, « plus gros qu’At&T et Verizon réunis pour transporter du traffic », n’a pas répondu directement s’il fournissait ou pas des accès à la NSA ou à d’autres agences, se contentent de souligner son respect des lois des pays dans lesquels il opère. Et le New York Times de souligner que Level 3, dans un rapport financier, indique avoir conclu un « accord avec les ministères américains de la sécurité intérieure, des la justice et de la défense », accord touchant notamment la gestion et le stockage de données.

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