Internet Archive mène une coalition pour casser Google Books

Le site Internet Archive, qui veut archiver l'ensemble de la Toile, a décidé de mener une fronde en direction du vaste projet de numérisation de Google et de l'accord que ce dernier a scellé avec les puissantes associations d'éditeurs et auteurs américains, a revéle le Wall Street Journal.

Le site Internet Archive, qui veut archiver l'ensemble de la Toile, a décidé de mener une fronde en direction du vaste projet de numérisation de Google et de l'accord que ce dernier a scellé avec les puissantes associations d'éditeurs et auteurs américains, a revéle le Wall Street Journal.

Peter Brantley, le président du site, explique avoir rallié à sa cause Microsoft, Yahoo et Amazon, trois ténors de l'IT pour qui le contenu constitue un pilier de leur modèle en ligne, ainsi que Gary Reback, éminent avocat de la Silicon Valley qui présidera l'alliance. Gary Reback est notamment connu pour avoir participé activement au procès antitrust américain contre Microsoft dans les années 2000, dans le camp opposé au premier éditeur mondial à l'époque.

Le but avoué de cette alliance est de s'opposer à l'accord passé en 2008 entre Google d'un côté et the Authors Guild et the Association of American Publishers de l'autre. Un accord qui venait mettre un terme à un procès de type Class action démarré en 2005 par les deux organisations. Selon les termes dudit accord, Google obtient le droit de numériser les ouvrages à condition notamment de partager les recettes publicitaires dégagées grâce à ces mêmes œuvres, avec les auteurs, détenteurs des copyrights.

Ce même accord étant encore observé à la loupe par le ministère de Justice américain, la coalition emmenée par Internet Archive vise surtout à constituer un contre-poids dans la balance et à faire du lobbying auprès des autorités, explique en substance Peter Brantley au Wall Street Journal.

Cette alliance, qui devrait être officialisée dans les semaines à venir, suit la révélation de négociations ouvertes entre la Bibliothèque nationale de France et Google sur la numérisation d'ouvrages. La BnF avait jusqu'alors juré ses grands dieux que jamais l'hégémonique moteur américain irait scanner son patrimoine.

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