IPv6 : l’administration américaine devrait rater ses objectifs

Il y a deux ans, Vivek Kundra, alors DSI de la Maison Blanche, fixait des objectifs ambitieux aux administrations fédérales américaines : celles-ci devaient, d’ici la fin de l’exercice fiscal 2012, avoir mis à jour leurs serveurs et services ouverts au public pour qu’ils utilisent de manière opérationnelle et native IPv6. Les applications internes communicant avec l’extérieur avaient quant à elles jusqu’à la fin de l’exercice 2014. Las, selon le National Institute of Standards and Technology (NIST), l’objectif fixé alors semble encore bien lointain : seulement 16 % des domaines seraient prêts pour IPv6, avec 37 % de plus en cours de mise à niveau.

Il y a deux ans, Vivek Kundra, alors DSI de la Maison Blanche, fixait des objectifs ambitieux aux administrations fédérales américaines : celles-ci devaient, d’ici la fin de l’exercice fiscal 2012, avoir mis à jour leurs serveurs et services ouverts au public pour qu’ils utilisent de manière opérationnelle et native IPv6. Les applications internes communicant avec l’extérieur avaient quant à elles jusqu’à la fin de l’exercice 2014.

Las, selon le National Institute of Standards and Technology (NIST), l’objectif fixé alors semble encore bien lointain : seulement 16 % des domaines seraient prêts pour IPv6, avec 37 % de plus en cours de mise à niveau. Côté services, c’est pire : 32 % sont opérationnels en IPv6 et 2 % sont en cours de mise à niveau. Mais rien n’est planifié pour 66 % des services exposés au public. Web et surtout e-mail sont à la traine : par exemple, seuls 99 domaines de messagerie sont prêts, sur un total de 697 dont 583 ne font l’objet, actuellement, d’aucun travail de mise à niveau.

Mais si blâmer l’administration américaine est facile, l’industrie ne semble guère mieux faire... Selon le NIST, sur la base de 1069 domaines testés outre-Atlantique, seul 1 % est prêt pour IPv6 et 28 % sont en cours de mise à niveau. Ce qui en laisse 71 % ne faisant l’objet d’aucun effort de migration. Et le monde universitaire ne montre guère plus l’exemple avec 72 % de domaines - sur 346 testés - laissés pour compte, pour le moment.

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