Truffle 100 : l’édition de logiciels demeure un secteur dynamique

Avec un chiffre d’affaires en hausse et des effectifs qui progressent, le secteur de l’édition reste dynamique. En revanche, la rentabilité est en baisse. Le classement réserve par ailleurs quelques surprises.

Sans pour autant connaître de véritable bouleversement, le Top 100 2012 de l’édition de logiciels publié par Truffle Capital et le CXP connait une évolution qui se constate déjà parmi les 10 premiers. Ainsi Murex a-t-il dû céder sa place de second à Sopra Group. De même, Cegedim fait une entrée fracassante dans le Top 10 où il s’octroie la quatrième place. Autre entrée remarquée celle de Prodware qui prend la 8ème place d’où il évince GFI qui se retrouve en 12ème position. 

En comparaison du classement 2011, 28 éditeurs ont d’ailleurs progressé par rapport à leur rang précédent (28 en 2011), 7 ont conservé leur place (12 en 2011), 55 ont perdu au moins une place (49 en 2011) et 8 sont sortis du classement (5 en 2011), dont 5 par absence de réponse ou réponses insuffisantes et 3 suite à des rachats (Esterel racheté par l’Américain Ansys; EVE racheté par un autre Américain, Synopsys, et SNEDA anciennement acquis par Cassiopae). Les auteurs du classement observent qu’au cours des 7 dernières années, 16 éditeurs français ont disparu du classement pour cause de rachat par des sociétés étrangères. 

Si le chiffre d'affaires global édition a bien progressé, atteignant 5,9 milliards d’euros contre 5,2 milliards d’euros en 2011, soit 13,5% d’augmentation, sa répartition reste toujours aussi inégale, la société leader, Dassault Systèmes, pesant à elle seule 31,6% du chiffre d'affaires (34,2% en 2011). La seconde moitié des sociétés apparaissant dans ce Top se partagent à peine 10,8% du montant total (10,9% en 2011). 

En revanche, le taux de profitabilité passe de 10% du CA en 2011 à 8% du CA dans le présent classement. Le résultat net du palmarès est ainsi de 693 millions d'euros contre 761,7 millions d'euros en 2011. 

Cette baisse de la rentabilité va de pair avec une progression de l’effectif total des sociétés, qui bondit de 63.070 personnes en 2011 à 75.910 en 2012. De même, les investissements en R&D ont bondi de 37% passent de 807 millions d'euros en 2011 à 1,106 milliard en 2012. 

Le secteur recrute donc toujours, ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas de nuages à l’horizon du côté de l'emploi. En effet, si le nombre d'éditeurs n'envisageant pas de délocaliser leur R&D reste majoritaire, ce nombre recule de 79% à 68%. 

Pour 89% des éditeurs interrogés, le cloud computing et le SaaS restent majoritairement en tête (42% des éditeurs du « Top 100 » déclarent avoir une offre en mode SaaS) des principaux secteurs qui devraient tirer l'industrie du logiciel en 2013, devant les applications mobiles pour 62%, la gestion des processus métiers pour 30% et un nouveau venu, le Big Data, pour 28%. 

Enfin, les mesures publiques de soutien souhaitées par les éditeurs sont le CIR (Crédit Impôt Recherche - pour 56% d’entre eux), un Small Business Act (43%), les programmes européens de R&D (35%) et le développement du capital-risque (35% également).

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