Cet article fait partie de notre guide: Conteneurs : Mémo sur les principaux acteurs du marché

Container Engine prêt pour la production et Google pour le Cloud hybride

Google positionne sa plateforme d’orchestration de conteneurs Docker sur le marché. La facturation démarre à 6 nœuds.

Google a officiellement extrait son moteur de conteneurs Docker, Container Engine, des phases béta. Désormais prêt pour la production,  la solution qui symbolise ici l’arrivée de Google sur le segment des plateformes de gestion de conteneurs, est désormais couverte par un SLA de 99,95%, assure Google dans un billet de blog.

Container Engine correspond à la vision de Mountain View des conteneurs Linux Docker. La technologie est en fait une formule commerciale, adaptée au monde de l’entreprise, de l’imposante infrastructure de Google. Le groupe utilise abondamment les conteneurs pour motoriser ses services clés, comme par exemple Gmail. Le groupe affirme lancer quelque 2 milliards d’instances à base de conteneurs chaque semaine dans le monde pour soutenir ses applications Cloud.

Le point fort de Container Engine est de s’appuyer sur Kubernetes, un moteur d’orchestration de conteneurs et de gestion de clusters initialement développé par Google en interne et récemment ouvert. Avec Kubernetes comme moteur sous-jacent, la gestion de clusters se retrouve automatisée, les conteneurs ajustés aussi mécaniquement, grâce à un modèle déclaratif en amont. Celui-ci permet par exemple de déclarer la quantité de mémoire et de CPU allouée à chaque conteneur et d’en réserver les ressources sur l’infrastructure de Google. Un chef d’orchestre qui doit au final faciliter la mise en place d’applications reposant sur le concept très en vogue de micro-services, où s’interconnectent de multiples services applicatifs conteneurisés.  Ce qui a de quoi séduire le mouvement DevOps.

Le ciment pour le Cloud hybride et l’entreprise

Surtout, cette commercialisation officielle de Container Engine suit de près la création de la Cloud Native Computing Foundation (CNCF), annoncé en juillet dernier. Ce projet Open Source est hébergé par la Linux Foundation et compte parmi ses supporters la fine fleur du Cloud tels que VMware, IBM, Cisco, CoreOS, Docker, Joyent, Red Hat – pour n’en citer que certains.

Ce projet collaboratif a pour objectif de créer des standards pour le déploiement d’applications natives pour le Cloud et d’harmoniser les projets déjà en place. Ses travaux reposent en partie sur Kubernetes, que Google a décidé de placer à l’Open Source dans le cadre de ce projet. Ce moteur d’orchestration sert donc de point de départ, et bénéficiera d’apports technologiques et de contributions des autres prestigieux membres de CNCF.

La nature Open Source ainsi que le support de cadres du secteur pourraient ainsi susciter l’intérêt des entreprises pour Kubernetes et par extension pour le nouveau service Container Engine de Google. D’autant que comme Google l’indique dans son billet de blog, Kubernetes (et globalement les conteneurs) est aujourd’hui déployé par Microsoft, VMware Red Hat, Mirantis et IBM, devenant une brique clé du concept de flexibilité et de l’hybridation des Clouds. De quoi faire de Google un acteur du Cloud hybride en entreprise, en somme.

Gratuit jusqu’à 5 nœuds

Le service sera accessible gratuitement jusqu’à 5 nœuds. Au delà, Google compte facturer 0,15 $ de l’heure par cluster, auxquels s’ajouteront les coûts de Compute Engine associé. La facturation débutera officiellement le 1er novembre, explique enfin Google sur son site.

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