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TES : Bernard Cazeneuve tente l’apaisement

Le ministre de l’Intérieur essaie d’avancer des garanties sur la sécurité du méga-fichier des citoyens français et propose un débat parlementaire.

Pris sous le feu des critiques, entre la secrétaire d’Etat chargée du Numérique Axelle Lemaire qui dénonce un décret « pris en douce » ou encore le Conseil National du Numérique qui demande la suspension du fichier monstre TES, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, propose un débat parlementaire sur le sujet. Il accède ainsi à une demande formulée par Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Cnil. Le ministre sera par ailleurs auditionné par la Commission des Lois à ce propos, ce mercredi 9 novembre. 

Hier soir, le ministre de l’intérieur s’est fendu d’une longue réponse, publiée sur Twitter, au président du Conseil National du Numérique, dans laquelle il retrace au moins en partie la chronologie du décret qui fait polémique depuis plus d’une semaine. Une chronologie détaillée par notre confrère Jean-Marc Manach dans les colonnes de Libération.

Outre la consultation de la Cnil et les questions sur les finalités de traitement, Bernard Cazeneuve cherche à rassurer sur la sécurisation du fichier dit TES. Il fait ainsi référence à des « outils cryptographiques » appliqués à la sécurisation des données biométriques et des pièces justificatives. Non sans une maladresse certaine, le ministre s’aventure sur le terrain technique, évoquant certains éléments de l’architecture devant protéger le fichier des piratages : « des barrières physiques (HSM, pare-feux…) sont également déployées et le système TES bénéficie d’une bulle sécurisée et des serveurs dédiés ». Et d’ajouter que le fichier ne doit pas être accessible directement via un réseau ouvert au public comme Internet, mais exclusivement via les réseaux de communication privés du ministère de l’Intérieur. Et l’on l’imagine, par le truchement de terminaux dédiés.  

A ceux qui ne seraient pas encore convaincus par l’étanchéité de l’édifice, Bernard Cazeneuve l’assure : « le système TES et plus généralement les applications hébergées à distance des réseaux publics au sein du ministère de l’Intérieur, n’ont fait l’objet d’aucun hacking ces dernières années ». 

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