PRO BTP renforce sa lutte contre la fraude avec IBM

Organisme social de référence dans le bâtiment principalement pour la retraite la santé, et la prévoyance, PRO BTP a lancé un projet de contrôle anti-fraudes basé sur le savoir faire et les outils d'IBM

PRO BTP a récemment de lancé un projet anti-fraudes pour "s'assurer que les cotisations sont bien utilisées pour couvrir les besoins de ses adhérents et réduire le coût de l'assurance" explique Pascal Grasset, son directeur général. Cette préoccupation n'a rien de nouveau pour cet organisme de protection sociale du Bâtiment et des Travaux Publics qui compte 3,5 millions d'adhérents et 208 000 entreprises. Mais le développement récent des échanges dématérialisés a accru les possibilités de fraude. Ce qui se traduit désormais par des paiements indus représentant de 5 à 7% du total des remboursements. Des filouteries qui prennent souvent la forme d'abus de prestations dans les domaines optiques et dentaires.

Plate-forme unique de contrôle

Pour mieux contrôler ces dérives, le groupe a choisi de mettre en place une plate-forme unique de lutte contre la fraude.  Et a confié à IBM le développement, la mise en place et l'exploitation de ce projet pour une durée de sept années. Baptisée Solon, cette plate-forme sera construite à partir de briques logicielles et de services d'IBM, autour de l’offre Counter Fraud Management. Elle aura pour objectif majeur d'identifier les demandes de remboursement ou de prises en charges suspicieuses, de les qualifier en temps réel et de définir les modalités de traitement adaptées.

Solon sera délivrée sous la forme d'un SLaas, "Solution as a service".  IBM propose déjà une panoplie d'outils dédiés à cette question et a mené plusieurs projets dans la lutte contre la fraude. "La fraude ne doit plus, ne peut plus être considérée comme un aléa inévitable" insiste Silvano Sansoni, vice président Development au sein d'IBM France. Une expérience qui a facilité la mise en œuvre d'une solution adaptée à PRO BTP. Concrètement, la plate forme a déjà été testée pendant 21 mois à partir d'échantillons de données envoyés par l'organisme. Dans cette maquette, la détection reposait sur des outils d'analyse prédictive, les services Analytics d'IBM, et d'autres indicateurs pour repérer les requêtes atypiques. 

Résultats, à partir des millions de données fournies, 9% de demandes suspicieuses ont été identifiées pour l'optique et 14% pour le dentaire, et ce en temps réel. Des chiffres représentant un préjudice d'environ 14 millions d'euros pour l'organisme. Le groupe a déjà prévu d'utiliser la même plate-forme pour les autres domaines de la santé, audio-prothèses, hospitalisation, pharmacie, etc. et, dans un deuxième temps, pour les indemnités journalières

  

 

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