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Cloud : Gartner passe sur le grill les SLA d’Amazon et HP

Cyrille Chausson

Inutiles et incompréhensibles. C’est ainsi que Lydia Leong, vice-présidente de la recherche au sein de la division Technology and Service Providers du cabinet d’analyste Gartner, qualifie les contrats

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de qualité de services (SLA - Service Level Agreement) de plusieurs fournisseurs de cloud d'infrastructure (Iaas), s’en prenant notamment à AWS (Amazon Web Services) et HP, dont l’offre de cloud public - bâti sur OpenStack -vient justement de sortir de ses phases de test. 

Selon elle, le constat est quelque peu alarmant : les SLA ainsi que les compensations financières qui sont censées en découler sont le reflet de « risques partagés », qui tournent, dans le plupart des cas, à l’avantage du fournisseur de services. « Les SLA en matière d'Iaas peuvent facilement être structurés de façon à ce qu’il soit peu probable que [les clients] soient remboursés [à la suite d’une panne ou d’une interruption de services, NDLR], lance-t-elle sans ambages. Une façon de « réduire les risques financiers du fournisseur de service en cas de panne ». 

Et de lancer une première salve en direction d’AWS, qui propose « le plus mauvais SLA de tous les principaux fournisseurs Iaas ». En cause, notamment : le fait que le n°1 du secteur  s’appuie sur la disponibilité des zones de disponibilité (Availibility Zone) (qui correspondent en fait à des data centers distincts), et non pas sur la disponibilité des instances. Ainsi, pour que le SLA s’applique, note l’analyste, AWS impose à ses clients de distribuer son application sur (au moins) deux zones de disponibilité distinctes. Le SLA est ainsi applicable si ces deux zones tombent en panne. Outre le fait que certaines applications peinent à s’adapter à ce contexte distribué, Lydia Leong pointe également du doigt le coût que cela induit.   

Mieux chez HP, mais peu clair 

Chez HP, qui a réagi au billet incendiaire de l’analyste, les exigences imposées par le groupe semblent davantage tournerà l’avantage du client, commente-t-elle. Le modèle choisi par HP amène le client à tenter de re-démarrer une instance défaillante dans une seconde zone de disponibilité (AZ), à la suite de l’interruption d’une première AZ. Si cette seconde ne démarre pas et que l’AZ n’est pas opérante, le SLA s’applique. Si cette distinction rend le niveau de qualité de service plus attrayant chez HP, que chez Amazon, il apparait toutefois qu’il illustre la complexité des règles et des termes employés dans les contrats de SLA. Trop verbeux, pas assez compréhensibles dans le texte. 

Des taux de disponibilité très favorables aux fournisseurs

 L’analyste s’en prend également à la méthode de calcul de la disponibilité, mise en place tant par AWS que HP. Les deux acteurs du Cloud garantissent ainsi un taux de disponibilité de 99,95% sur une base annuelle, et non mensuelle. Ce qui a pour conséquence de limiter les risques des fournisseurs en cas de petites pépins techniques. Sur l’année, ce taux de disponibilité autorise une interruption de services de plus de 4 heures et demi (en cumulé). Ramené au mois, il n'autoriserait plus que 21 minutes de panne sur une période de 30 jours (selon les calculs de l’analyste). 

Enfin dernier écueil, tous les services ne sont pas couverts par un SLA. Les consoles d’administration par exemple, mais pire, les services de stockage en mode bloc semble également dissociés du contrat de garantie, un service sur lequel reposent pourtant de nombreuses applications, affirme-t-elle. « Si le service de stockage n’est pas disponible, peu importe que la machine virtuelle soit opérationnelle - elle ne sera utile en rien. »


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