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Alan Clark, président de l’OpenStack Foundation, croit en la percée de l’Open Cloud

Cyrille Chausson
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Alan Clark est le président la fondation OpenStack[/caption] Le Cloud sera radicalement différent dans 5 ans et les plates-formes de cloud Open Source auront un rôle important à jouer dans le futur du Cloud computing, affirme Alan Clark, directeur des standards émergents et de l’Open Source chez Suse. Alan Clark est devenu le président du conseil d'administration de l’OpenStack Foundation en septembre 2012. L’OpenStack Foundation est une organisation à but non lucratif mise en place en 2012 afin de permettre aux développeurs, aux utilisateurs et à l’ensemble de l’éco-système Cloud d’accentuer la portée des clouds publics et privés en proposant une série de ressources partagées. Elle a la charge du projet OpenStack. Clark était un candidat naturel au poste de premier président de la fondation du fait de ses 20 années d’expérience dans l’industrie du logiciel, notamment dans le domaine de l’Open Source. Il a notamment contribué à la création, à la progression ainsi à la prise de conscience des standards par l’industrie. Il a notamment pris part dans certains consortia influents et dans des projets Open Source, comme la Linux Foundation, le groupe de travail Linux Standard Base (LSB), le comité technique de la Document Foundation et le projet OpenSUSE. En bon « early-adopter » des nouvelles technologies, Clark a participé aux premiers débats sur le Cloud via la Cloud Security Alliance, l’Enterprise Grid Alliance Reference Architecture (l’ancêtre des modèles de cloud) et dans le DMTF Cloud Incubator. La percée du Cloud Open Source Le Cloud Open Source monte en puissance alors que de plus en plus d’entreprises prennent conscience des avantages des outils libres et communautaires et de leurs bénéfices comme les standards ouverts et l’interopérabilité. « Le cloud de demain sera bien différent et ira au delà de la notion de plate-forme, utilisée uniquement pour des fonctions de cloud, de stockage et de base de données, affirme Clark. Le Cloud sera utilisé de façon bien plus créative et l’Open Source sera un catalyseur de ce changement. » Selon lui, le Cloud ouvert devrait élargir le potentiel du cloud, car son aspect communautaire est un accélérateur d’innovation. « C’est ce que je préfère avec OpenStack - une communauté de professionnels de l’IT enthousiastes et influents qui se réunissent pour développer une plate-forme de cloud ouverte et robuste », commente-t-il. OpenStack a été créé en 2010 par RackSpace et la Nasa. Aujourd’hui, le projet fédère 6 700 membres, dont des techniciens, des développeurs, des chercheurs, des entreprises et des experts du Cloud. Parmi les géants de l'industrie IT qui soutiennent le projet, on retrouve HP, Dell, IBM, Yahoo, Red Hat, Cisco, AT&T, Canonical, EMC et Cloudscaling, parmi tant d’autres. Le board de la fondation comprend également quelques utilisateurs européens comme Tim Bell, en charge de l’infrastructure au Cern. Le Cern utilise un cloud privé sous OpenStack (dans sa version Folsom) pour adresser la problématique des Big Data. L’infrastructure de cloud s’est présentée comme un vrai moyen d’économies, car l’équipe IT s’est contentée de prendre le code de la communauté, de l’adapter et de l’utiliser, indique Tim Bell. Parmi les autres utilisateurs d’OpenStack, on retrouve également la Nasa, Wikimedia Labs, RackSpace Cloud et le cloud public de HP, pour n’en citer que certains. Le penchant naturel de Clark pour l’Open Source est évident. « Lorsque j’ai débuté ma carrière dans l'IT, j’ai démarré sur Unix. Puis je suis passé à Linux et c’est là que j’ai compris que l’Open Source pouvait donner une grande liberté dans l’innovation. » Clark a passé du temps à travailler en tant qu’ingénieur logiciel sur des projets dits propriétaires. Mais son envie de collaborer avec des visionnaires et les communautés et celle de développer collaborativement ont fait qu’il est toujours revenu à l’Open Source. Mettre la fondation OpenStack sur les rails En tant que cadre de cette jeune OpenStack Foundation (5 mois d’existence), Clark est responsable de mettre l’institution sur les rails et de superviser la stratégie et les finances de la fondation. Il compte lever quelque 7 millions de dollars en 2013 qui seront dépensés dans le développement d’infrastructures, la recherche et le développement de la communauté. Bien que Clark soit passionné par l’Open Cloud et reste confiant en l’avenir de celui-ci, il a toutefois conscience de l’actuelle dynamique du marché et des enjeux auquel est confronté le cloud Open Source. « En effet, Amazon Web Services occupe une grande partie du marché, mais ce qui différencie OpenStack est la diversité de son éco-système, souligne-t-il. Il ne s’agit pas uniquement d’une plate-forme cloud bâtie sur VMware ou Microsoft. Le cloud Open Source a la capacité de mieux comprendre les besoins des utilisateurs et d’adapter la plate-forme en fonction de leurs exigences. » Le paysage est déjà en train de changer, assure-t-il. « Prenez Microsoft par exemple. Il était historiquement un éditeur propriétaire mais avec des intérêts dans l’Open Source. Résultat : un accord avec SUSE », poursuit-il. « Microsoft participe à des projets Open Source. Nous ne savons pas encore s’ils deviendront un membre OpenStack ou pas, mais il serait bénéfique de travailler avec eux ». Clark a une mission. Il souhaite dissiper les incompréhensions autour du cloud Open source. De nombreuses entreprises et responsables IT considèrent ce mouvement comme quelque chose d’intéressant pour les tests, mais ne l’utilisent pas en production. « Il est une croyance commune qui consiste à dire que l’Open Cloud est continuellement en gestation, jamais finalisé. Ce qui n’est pas vrai. L’Open Cloud est aussi solide, scalable et efficace que les plates-formes de cloud propriétaires. « La communauté est constamment en train de tester la plate-forme, d’y ajouter des applications, des certification, poussant l’éco-système à l'améliorer. « Regardons Linux. Il y a 20 ans, le projet a démarré petit et beaucoup pensaient que l’OS n’irait pas plus loin. Mais Linux est partout aujourd’hui. L’Open Cloud suit la même voie. » D’un point de vue général, Clark collabore avec la communauté pour traiter certains problèmes du cloud, comme la disponibilité. Mais il devrait également travailler à combler certaines lacunes de l’Open Cloud, comme les outils de monitoring, la continuité de service des applications, et l’intégration aux autres systèmes d’administration. Selon lui, les concepts émergents, comme la consumérisation de l'IT et la nécessité des entreprises de faire plus avec moins poseront les bases du cloud de demain et contribueront à son développement. « Le cloud progresse rapidement, mais il s’agit toujours d’un concept nouveau. Nous allons assister à de nombreuses innovations et à de la création autour du Cloud. Bien au delà de ce que nous pouvons imaginer aujourd’hui », conclut Alan Clark. Traduit de l'anglais par la rédaction

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