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A Munich, Linux fait à nouveau débat

Deux conseillers municipaux interpellent le maire et dénoncent des portables inadaptés à un « usage normal ». Ils sont fournis avec la distribution Linux de la ville.

Cet article traite de

Linux

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S’agit-il du nouveau marronnier estival du monde politique local de Munich ? Deux conseillers municipaux viennent d’interpeler le maire de la ville en dénonçant des portables inadaptés à un « usage normal ».

Dans leur lettre, ils expliquent que la municipalité a fait l’acquisition, en 2014, de nouveaux ordinateurs portables, tablettes et smartphones, pour les mettre à la disposition des conseillers. Las, « les ordinateurs portables pré-installés avec LiMux [la distribution Linux développée par la ville et déployée dans toutes ses administrations, NDLR] ne peuvent être utilisés que de manière très limitée, en raison d’une utilisabilité réduite, d’incompatibilités, et du manque de droits pour les utilisateurs ». En particulier, ils déplorent l’impossibilité, pour les utilisateurs, d’installer eux-mêmes des logiciels sur les machines. Et de demander que les machines soient équipées de Windows et d’Office.

La surprise vient de l’un des signataires de cette lettre, Otto Seidl. L’an passé, ce consultant en informatique et programmeur Unix s’était décrit comme un supporter de LiMux. Il intervenait alors que le nouveau maire adjoint de Munich, Josef Schmid, appelait à un retour aux technologies Microsoft, relançant la polémique autour du logiciel libre en plein été.

Mi-août dernier, Josef Schmid assurait ainsi que, dans toute l’administration publique de la ville, “je me vois confirmer que les employés souffrent. Cela doit changer”. Et de promettre la nomination future d’un groupe d’experts indépendants : “si les experts recommandent de revenir à Microsoft, ce n’est pas impossible pour moi.”

Ces propos sonnaient en Bavière comme un coup de tonnerre. De fait, le projet de migration de plus de 14 000 postes de travail est officiellement finalisé depuis la fin 2013.

Dans un entretien avec la rédaction, Peter Hofmann, chef du projet, a souligné que ses équipes l’ont dès le départ appréhendé davantage comme “un projet de changement que comme "une migration IT”, auquel elles ont accordé “un effort très important à la communication et à la formation dès le début”, considérant que l’adoption par les utilisateurs était essentielle.

Début 2014, Peter Hofman indiquait avoir un ensemble équilibré d’utilisateurs satisfaits, mécontents, ou tout simplement indifférents. L’étude annoncée à l’été dernier par Josef Schmid doit commencer en fin d’année. Ses résultats sont attendus courant 2016.

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Les vrais questions sont :
factuellement qu'est-ce qui pose problème à ces trois guss ?
Combien cet expert Linux s'est fait payé par microsoft pour aller dans le sens radical d'un retour en arrière doublé d'une adhésion à une critique non factuelle ?
Si on sait lire (merci google translate), aucun des reproches n'est imputable à l'écosystème linux :
=> Les droits utilisateurs : critique stupide linux peut rester
=> La version Limux qui est lourde : critique non imputable à Linux mais au mauvais boulot des fonctionnaires et des prestataires choisis.
=> l'absence de skype et d'éditeur de texte : encore une histoire d'administration du parc logiciel et non imputable à Linux, au lieu de skype d'ailleurs il y a d'autres alternatives.
=> Absence d'"office" : L'absence de microsoft office pose questions :
1) c'est une demande d'une marque particulière qui ressemble au résultat d'un pot de vin afin de demander une marque particulière.
2) que l'on estime que Office a des capacités que LibreOffice n'a pas ok mais pas pour un boulot de parlementaire, je l'affirme.
3) que la suite office ne soit pas disponible sous linux est imputable à Microsoft et non à Linux.

Faudrait être sérieux 2 minutes que les prestataires et les fonctionnaires soient nuls c'est une chose mais mettre une incompétence généralisée, un fiasco de projet sur le dos du système c'est trop simple !!!
Avec ce genre d'excuse le nombre de fiasco projet dans le privé classerai windows comme le pire des système au monde.
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