Microsoft de nouveau sanctionné au prix fort par l'UE

899 millions d’euros. Microsoft continue de payer une lourde rançon à « sa vie d’avant ». Un record et une première : "C'est la première fois en cinquante années de politique de la concurrence dans l'UE que la Commission a dû infliger une amende pour non-respect d'une décision en matière d'ententes", selon Neelie Kroes, la commissaire européenne.

899 millions d’euros. Microsoft continue de payer une lourde rançon à « sa vie d’avant ». Un record et une première : "C'est la première fois en cinquante années de politique de la concurrence dans l'UE que la Commission a dû infliger une amende pour non-respect d'une décision en matière d'ententes", selon Neelie Kroes, la commissaire européenne.

En pleine offensive de charme autour de l’interopérabilité et de la fratrie Open Source - terme que Steve Ballmer a abondamment cité ce soir lors du lancement mondial de Windows Server 2008 -, l’éditeur de Windows vient donc de se voir infliger par la Commission européenne une lourde amende pour solde – temporaire – de la guerilla entamée au tournant des années 2000.

Astreintes : l'addition de l'UE

Poursuivi des deux côtés de l’Atlantique pour abus de position dominante, Microsoft a refusé en mars 2004, au moment de sa condamnation par l’Europe avec déjà à la clé une amende de 497 millions d’euros, de suivre les conclusions des autorités. S’en est suivi une longue procédure judiciaire qui a vu la justice européenne confirmer la décision de la Commission en septembre 2007. Du coup, Microsoft a admis en octobre devoir se plier aux demandes d’ouverture de ses API pour faciliter l’interopérabilité avec des applications tierces. C’est la somme correspondant aux astreintes journalière infligées à Microsoft durant cette période qui lui est maintenant réclamée. Sans surprise de la part de Redmond qui avait, comme il se doit, prévenu les autorités boursières américaines du risque encouru. La société l’estimait alors à 1,5 milliard d’euros maximum.

Alors affaire classée ? Pas sûr. La position de l’éditeur n’a guère évolué et l’Europe a réagi avec beaucoup de circonspection à l’annonce sur l'interopérabilité de la semaine passée (voir notre article d'analyse). En janvier déjà, alors que le dossier précédent était donc tout près d’être bouclé, deux nouvelles enquêtes ont débuté, cette fois autour de la suite bureautique Office et du navigateur Internet Explorer.

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