NetApp allié à Fusion-io pour proposer une solution de cache flash sur les serveurs

Comme EMC avec sa solution VFCache, NetApp propose désormais une solution de cache local pour les serveurs, issue d'un partenariat non exclusif avec Fusion-io. L'objectif est une fois encore de doper les performances d'accès au stockage pour les applications sensibles aux performances en entrées/sorties.

NetApp poursuit son chemin sur la voie de l’adoption de la Flash dans ses baies de stockage mais aussi autour de ses baies. Avant les vacances, le constructeur avait déjà enrichi son offre d’entrée de gamme FAS 2200 avec une technologie baptisée Flash Pools permettant à une baie FAS d’utiliser une partie de la capacité Flash d’un pool hybride (Flash +SAS) comme un cache d’accélération en lecture et en écriture, une stratégie complémentaire à celle déjà mise en œuvre avec les cartes Flash Cache dans les baies des séries 3 000 et 6 000. NetApp revendique ainsi déjà plus de 17 Po de Flash livrés dans ses systèmes (sous forme de SSD ou de cartes Flash).

Cette fois-ci, c’est à l’accélération des opérations d’entrées/sorties dans les serveurs que s’intéresse le constructeur. NetApp a ainsi annoncé son logiciel de cache pour serveurs Flash Accel et un partenariat avec Fusion-io pour proposer à ses clients les cartes Flash PCI-express du constructeur californien et complément de ses baies de stockage.

L’approche de NetApp rappelle avec quelques mois de retard celle d’EMC qui a noué avec Micron un accord pour utiliser les cartes Flash du fondeur avec son propre logiciel de cache. Le partenariat a donné naissance à la solution VFCache (qui doit d’ailleurs subir une mise à jour très prochainement). Une différence notable entre EMC et NetApp est que ce dernier n’a pas une approche exclusive dans son partenariat. Ainsi si le constructeur ne vendra directement que les cartes de Fusion-io, Flash Accel sera aussi supporté par les cartes Flash PCIe de LSI, Micron, SanDisk, STEC et Virident, afin de pouvoir fonctionner sur les serveurs déjà équipés de ces cartes.

Flash Accel utilise la même approche de cache « write through » que VFCache ce qui veut dire qu’il cache les opérations de lecture mais envoie les opérations d’écriture directement à la baie. Le logiciel fonctionne sous Windows mais aussi avec l’hyperviseur VMware vSphere (y compris avec vMotion, ce qui n’est pas le cas pour l’instant de VFCache). À terme, NetApp envisage de l’intégrer dans ses architectures de référence FlexPod avec des cartes PCIe Flash, afin de doper les performances de ses architectures convergées.

Il est à noter que NetApp revendra aussi les logiciels ioTurbine et directCache de Fusion-IO pour les clients qui préféreraient utiliser le logiciel du constructeur à celui de NetApp. Comme Flash Accel, ioTurbine et directCache maintiendront la cohérence des données de cache avec les données stockées sur les baies NetApp via une intégration avec l’OS Data Ontap de NetApp.

NetApp ne fait pas mystère de son intention de supporter la Flash dans toutes ses incarnations. Tom Georgens, le CEO de la firme a ainsi expliqué récemment lors de la présentation des résultats de la firme que Net App utilisera la Flash en tant que cache dans les serveurs, en tant que cache et sous forme de stockage SSD dans ses baies de stockage. La firme a confirmé qu’elle étudie la possibilité de produire une baie 100 % Flash, mais qu’elle n’est pas prête à annoncer quoi que ce soit en la matière. Il est vrai que pour concurrencer les nouveaux entrants sur ce marché, qui ont eu l’avantage de partir d’une feuille blanche, NetApp devra sans doute réarchitecturer une partie de son OS et de son File System pour tirer parti pleinement de la Flash.

Avec l'importante contribution de Dave Raffo, SearchStorage.com

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