PME : un marché plein de promesses pour le Cloud, selon Parallels

Selon une étude réalisée par Parallels, à l’intention de ses partenaires, le marché français des PME apparaît encore relativement peu ouvert aux services Cloud. Mais porteur de nombreuses promesses, même si le prix semble définitivement être la question centrale.

Lors de son discours d’ouverture du Parallels Cloud Summit, qui se déroule cette semaine à Orlando, Birger Steen, Pdg de l’éditeur, a réaffirmé sa stratégie centrée sur les PME par l’intermédiaire des fournisseurs de services. Et d’indiquer avoir réussi à attirer près de 1,17 million de nouvelles PME en 2011. Tout en soulignant la diversité du marché, il estime que «l’univers des PME est vaste », et qu’il y reste «beaucoup à faire ». Comprendre : les opportunités non saisies ne manquent pas, il convient de s’y atteler.  

Pour appuyer son propos, il peut compter sur une étude réalisée par l’éditeur au premier semestre 2011 sur le marché du Cloud Computing pour les PME. 

À l’échelle du monde entier, Parallels estime ainsi à 34 Md$ le marché des services Cloud pour les PME, avec une perspective de croissance à 68 Md$ d’ici 2014. Pour certains analystes présents sur l’événement, ces chiffres sont peut-être un peu optimistes, mais ils n’en sont pas moins le reflet d’une véritable tendance. Toujours à l’horizon 2014, le marché des services Cloud pour PME devrait, selon l’étude, être dominé par les services d’infrastructure hébergée - 27 Md$ - et d’applications métiers - 20 Md$. 

Pour la France, Parallels s’est appuyé sur l’étude d’un échantillon de 400 PME de tailles et d’industries différentes. Selon l’éditeur, le marché des services Cloud pour ces entreprises pesait environ 672 M€ en 2011. Un marché qui s’articulait autour de deux segments : les infrastructures hébergées - 370 M€ - et la présence Web - 302 M€. 

Des cibles bien identifiées

Pour l’éditeur, le marché français garde un important potentiel de développement, sur les deux principaux segments mais aussi sur d’autres. Parallels recommande ainsi à ses partenaires locaux de cibler en priorité les PME ne disposant pas d’équipes IT internes - le plus vaste segment, selon lui, avec 1,3 million d’entreprises, de la TPE à le petite PME. Une audience qu’il convient de cibler sur le concret, sur les bénéfices métiers : ces prospects «ont besoin de savoir comment leur activité et leurs résultats vont profiter» des services Cloud. En outre, il faut leur proposer «des interfaces utilisateur suffisamment simples pour qu’une expertise IT ne soit pas nécessaire ».

Mais Parallels identifie aussi une autre cible : les PME qui recourent à des consultants IT, soit environ 200 000 entreprises. Là, le fournisseur de service visant cette cible doit s’intéresser en priorité «au consultant IT» auquel l’entreprise fait appel. En lui servant un discours plus technique : «c’est une audience plus technique [...] Ils veulent connaître les spécifications techniques du service Cloud, sa configuration et son administration, les pratiques appliquées», etc. Pour séduire cette population, Parallels recommande de proposer des services en marque blanche que le consultant pourra s’approprier. Dernier segment, les PME disposant de leurs équipes IT propres, environ 620 000. Là, c’est logiquement ces équipes que l’éditeur recommande de cibler sans mégoter. 

Un marché largement sous adressé

Si Parallels pousse à ce point le souci du détail dans la recommandation c’est que, selon lui, le marché français peut encore largement progressé. Par exemple, selon lui, seuls 10 % des TPE ont recours à des offres de type IaaS, contre 25 % pour les petites PME et 29 % pour les moyennes entreprises. En moyenne, les PME préfèrent garder leurs serveurs en interne pour des raisons de coût, à 36 %, ou de sécurité et de confidentialité, à 35 %. Quant à la présence en ligne, qui représente pourtant un marché de 302 M€, 54 % des PME n’y auraient pas encore travaillé. 

Sur le terrain de la messagerie électronique, le défi consistera à faire migrer les PME sur des services hébergés payants : 45 % des TPE utilisent une messagerie gratuite, contre 22 % des petites PME, et 16 % des moyennes entreprises - qui elles ont recours à 44 % à un service internalisé. Un défi d’autant plus difficile que le principal blocage est... le prix. 

De la même manière, l’autocommutateur virtuel est loin d’être entré dans les moeurs hexagonales : seulement 4 % des PME du pays y ont recours. Là encore, le frein est... le prix, pour 55 % des sondés. L’un des terreaux les plus fertiles est peut-être celui des autres applications en ligne  : téléconférence, partage de fichiers, sauvegarde, comptabilité, gestion de contenus, archivage, CRM, etc. Là, Parallels évoque une adoption rapide qui en fait une cible de choix pour les fournisseurs de service.  

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