IBM injecte 300 M$ dans son nuage pour de la continuité d’activité

IBM lance un service de continuité d’activités sur une infrastructure en nuage. Une première pour Big Blue qui se multiplie ces temps-ci dans le cloud computing. Surtout, la grille concerne cette fois douze pays.

D’une pierre deux coups : IBM a décidé d’investir 300 millions de dollars dans la continuité d’activités, tout en faisant la démonstration de sa capacité à déployer une infrastructure en nuage (cloud computing). L’ensemble des nouveaux centres de données devrait être construit cette année avec pas moins de douze pays concernés.

Big Blue a notamment prévu d’installer en Europe six points basés à Paris, Londres, Bruxelles et Cologne mais également en Pologne (Varsovie) et en Italie (Milan). En Asie, IBM implantera ses serveurs en Turquie, en Inde, en Chine (avec trois centres de données à Hong Kong, Pékin et Shanghai) et au Japon. Un centre américain et un autre en Afrique du Sud compléteront le dispositif.

Le fruit du rachat de l'éditeur Arsenal

Le service proposé aux entreprises sera baptisé Business Resilience. Il vise à fournir aux organisations une infrastructure globale de restauration de données en cas de panne d'exploitation ou d'incident. Un domaine où IBM est déjà largement présent, Big Blue étant le leader de la continuité d'activités. Le servive reposera notamment sur la technologie d’Arsenal, éditeur d’outils de protection des données racheté en décembre 2007. A cette époque, Arsenal proposait un service distant de backup de données qui gérait plus de 20 petaoctets de données clients dans 67 centres de données réparties sur les cinq continents.

Dans son annonce, IBM estime que l’infrastructure qui sera déployée « est la plus importante jamais vue de la sorte et permet aux clients d’accéder à de la continuité de service pour la première fois, via un environnement en nuage ».

Déjà 360 millions il y trois semaines

Outre le service proposé, il s’agit également pour Big Blue de faire montre de son savoir-faire dans le cadre de systèmes en nuage sécurisés. Il y a tout juste trois semaines, IBM a annoncé vouloir investir 360 millions de dollars dans un premier datacenter à Raleigh pour appuyer ses offres d'informatique hébergée et construire un second centre de traitement à Tokyo. Une annonce qui faisait suite à un premier accord avec Google et six universités américaines sur le sujet.

Surtout, en poussant des services proposés par ailleurs (au-delà du simple stockage de données), IBM cherche à s’imposer sur le créneau naissant des offres de cloud computing. Des offres qui se multiplient sans que l’on sache bien parfois de quoi il retourne réellement en terme de technologies comme nous l’expliquions dans une analyse de ce marché publiée au début du mois.

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