Reprise d’Ares : le pdg de GFI sort de sa réserve pour défendre son offre

Vincent Rouaix, pdg de la onzième SSII française, appuie personnellement son offre de reprise d’Ares en mettant en avant les avantages sociaux pour ses salariés et la cohérence de son projet industriel.

GFI est très motivé par la reprise d’Ares et tient à le faire savoir. Après avoir longtemps imposé le silence autour de ce dossier, le pdg de GFI, Vincent Rouaix, a souhaité plaider sa cause suite à la publication la semaine dernière par Channelnews de la liste des offres de reprises reçues par les mandataires de justice. Motif de cette prise de parole : l’offre surprise de la société Alterup qui, avec un chèque de 2 M€ et 388 emplois sauvés à la clé, surpassait celle de GFI, laquelle ne proposait que 1,7 M€ et le maintien de 367 collaborateurs.

Vincent Rouaix l’assène d’entrée : « l’offre de GFI est la meilleure tant pour les salariés que pour les clients ». Et de souligner qu’il n’y a pas que le prix et le nombre de salariés à entrer en ligne de compte. « Notre offre sociale n’est pas nécessairement inférieure. Il faut considérer les conditions de reprise que nous offrons aux salariés et notre capacité à tenir nos engagements. Nous leur assurons la reprise de leur ancienneté, de leurs congés payés… et bien sûr l’application des avantages sociaux en vigueur au sein de  GFI. » Le PDG va même jusqu’à évoquer une priorité d’embauche pour les collaborateurs d’Ares qui ne feraient pas partie du périmètre repris.

Mais ce que défend avant tout Vincent Rouaix, c’est la cohérence de son projet industriel, « à même de sécuriser les clients ». Il y a une grande connivence d’offre et de géographie entre Ares et GFI, explique-t-il en substance.

« Ares représente une opportunité de nous renforcer sur la tierce maintenance applicative, notamment dans les administrations centrales en Ile-de-France, alors que nous sommes surtout représentés dans les collectivités, et dans le secteur de la retraite à Orléans, où nos sommes peu implantés. L’agence de Pau, où nous ne sommes pas présents, participe du renforcement de notre maillage de proximité dans les services de gestion d’infrastructures. L’intégration de l’agence de Lyon s’inscrit dans l’approche de massification de notre présence locale, où nous comptons déjà plus de 500 personnes. Les solutions médicales de l’équipe de Bordeaux sont appelées à s’intégrer à notre pôle édition, qui pèse déjà plus de 100 M€ de revenus annuels… »

Il est intéressant de souligner à ce stade quelques différences qui opposent GFI et Alterup dans leur approche de ce dossier. Alterup a insisté lors de l’entretien que nous a accordé son porte-parole, Nicolas Ros, sur sa volonté de conserver à Ares son périmètre actuel et son autonomie. Argument : « il n’est pas question de faire cohabiter les activités Ares avec d’autres activités au modèle économique différent. Ça ne marche pas ».

Dans le scénario GFI, la question de la cohabitation ne se pose pas puisque ce sont les mêmes métiers. En revanche, les activités Ares seraient littéralement « diluées » dans un ensemble beaucoup plus vaste constitué de quelque 6000 salariés. Autre différence notable : dans l’hypothèse Alterup, il n’y a aucun rôle pour Michel Berjamin, l’actuel patron d’Ares, contrairement à l’hypothèse GFI, dans laquelle il n’a jamais caché qu’il était appelé à rester à un poste à responsabilité. Sans dévoiler lequel.

Les candidats attendent désormais une notification de l’administrateur judiciaire présentant les offres en compétition afin de susciter d’éventuelles améliorations. Vincent Rouaix ne cache pas qu’il suivra cette étape attentivement et qu’il n’entend pas être en reste. Le choix définitif du repreneur, devrait se jouer lors d’une audience finale vraisemblablement entre le 7 et le 15 février en présence des seules parties ayant présenté une offre de reprise totale.

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