Décrue significative du chômage IT en novembre mais le niveau demeure élevé

Pour la seconde fois consécutive le chômage chez les informaticiens a reculé en novembre selon la Dares. Cette fois de manière plus significative. Le spectre de la crise demeure cependant avec un niveau toujours supérieur à 5% des effectifs du secteur touchés.

Cette fois la baisse est plus significative. Après un début d’année qui avait vu une décrue du nombre d’informaticiens demandeurs d’emploi, puis une brutale remontée du chômage dans le secteur au cœur de l’été, le mois de novembre se solde finalement par une légère embellie, en tout cas selon les chiffres publiés par la Dares (Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques). Sur ce dernier mois audité, le nombre d'informaticiens demandeurs d’emploi sans aucun poste s’établit à 26 500, soit un recul de 2,21% par rapport au mois d’octobre qui s’avait déjà montré quelques signes d'amélioration quoique dans des proportions moindres.
Le problème est qu’au cours des six premiers mois de 2010 le chômage avait décru de manière importante pour la profession, après une année noire en 2009. Avant de remonter brutalement après l'été. Difficile donc de savoir si la crise est surmontée. D’autant que si les annonces de recrutement – notamment du côté des SSII – sont légions, les promesses tardent à se concrétiser sur le front de l’emploi.
Interrogé il y a quelques jours par nos confrères de ChannelNews, Denis Cerisola, directeur commercial de Business Activ, cabinet de recrutement spécialisé dans l’informatique, expliquait cependant ressentir « une accélération de la demande depuis deux mois. Elle émane d’entreprises de plus en plus nombreuses qui veulent développer leur business en 2011 et cherchent en conséquence à étoffer leur effectif. Cette accélération est palpable chez nos clients traditionnels, les éditeurs, qui ont pourtant bien marché en 2010. Mais elle concerne aussi les SSII qui commencent à se tourner vers nous pour trouver des profils un peu pointus alors qu’elles s’auto-suffisaient jusqu’à présent. »
Ce frémissement était anticipé dès le mois de juin par Syntec, la principale chambre patronale des SSII, qui expliquait alors espérer une décrue des demandeurs d’emploi sur le dernier trimestre avec une baisse plus significative en 2011. Une prédictiontoutefois étayée de peu de chiffres concrets. Dans l’état, des deux scenarii que nous envisagions à l’époque, celui d’une reprise extrêmement lente des investissements sur fond d’accélération des processus d’externalisation voire de recours à l'offshore pourrait bien être le bon. A 26 500, le nombre de chômeur reste quasiment le double de celui enregistré en juin 2008, avant que ne débute la crise. Même en mode reflux, il s’agit plutôt du signe d’un secteur en perte de vitesse structurelle avec un niveau de chômage de 4 à 5%.

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