Cet article fait partie de notre guide: Prism : un scandale aux vastes retombées

PRISM : la Chine et l'Inde réagissent

Reuters a rapporté ce vendredi 16 août que, selon le Shanghai Securities News, le ministre chinois de la sécurité publique se prépare à lancer une enquête sur les produits et solutions d’IBM, d’Oracle et d’EMC. L'Inde envisage de confiner sur son territoire son trafic électronique domestique.

Reuters a rapporté ce vendredi 16 août que, selon le Shanghai Securities News, le ministre chinois de la sécurité publique se prépare à lancer, avec l’aide d’un centre de recherche d’Etat, une enquête sur les produits et solutions d’IBM, d’Oracle et d’EMC. Une enquête qui serait motivée par les fuites sur les programmes d’espionnage de la NSA révélées par son ancien employé Edward Snowden.
Selon une source anonyme citée par nos confrères, l’enquête est justifiée par la «domination des constructeurs et éditeurs étrangers» sur les systèmes d'information chinois, et par le scandale Prism «qui implique des problèmes de sécurité ».
EMC, IBM, Oracle, et le ministère chinois de la sécurité publique ont refusé de commenter. Edward Snowden avait précédemment assuré que la NSA était parvenue à infiltrer des réseaux critiques en Chine.
L’annonce relayée par le Shanghai Securities News, et non confirmée, pourrait n’avoir qu’une portée rhétorique, permettant à la Chine de relever le gant face à son homologue américain en menaçant trois de ses grandes industriels de l’informatique. Alors même que Huawei et ZTE ont fait l’objet de nombreuses critiques et attaques outre-atlantique depuis plusieurs mois.

Un enjeu de sécurité nationale en Inde
Reste que l’Inde, qui ne se trouve pas dans un contexte comparable, ne s’inquiète pas moins des potentielles implications de Prism pour la sécurité et la confidentialité des communications électroniques de ses citoyens. Et là, il n’est pas question que de respect de la vie privée. Le sujet semble traité comme un enjeu de sécurité nationale.
Ainsi, selon l’Economic Times of India, le secrétariat national à la coordination de la sécurité, les ministères des télécommunications et de l’IT, et le conseiller à la sécurité nationale se sont réunis le 17 juillet dernier, pour veiller à ce que les départements «concernés réalisent les efforts nécessaires pour assurer que tout le trafic généré en Inde, et aboutissant en Inde, soit routé au sein du pays afin d’éviter les écoutes ». Des sources officielles ont expliqué vouloir ainsi «limiter les capacités d’éléments étrangers à surveiller le trafic interne à l’Inde ». Et de proposer un amendement aux licences des fournisseurs d’accès à Internet les obligeant à veiller à ce qu’un tel trafic ne sorte pas des frontières du pays.
Selon nos confrères, le Directeur Général adjoint du Ministère des télécommunication en charge de la sécurité, aurait indiqué qu’un tel confinement «ne serait pas un problème insurmontable».   

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