Cloud : Microsoft envoie ses partenaires chasser sur les terres de VMware

A l'occasion de sa WPC, Microsoft a encouragé ses partenaires à adopter Windows Server 2012 pour le cloud et a aussi ouvert la porte à la possibilité pour les partenaires de proposer la suite bureautique et collaborative en cloud Office 365 en marque blanche.

Mardi, c'est Satya Nadella, le président de la division Server and Tools de Microsoft, qui a officié pour le second jour de la conférence plénière de la Microsoft WPC 2012, la conférence partenaires de l’éditeur. Pour lui, la «nouvelle ère» qui s’ouvre pour l'informatique est celle des «terminaux connectés et des services continus», d'autres diraient celle  de la mobilité et du Cloud Computing, deux tendance fortes dans lesquelles Microsoft est résolument engagé.

Pur Satya Nadella, cette ère a besoin de son système d’exploitation, un «Cloud OS qui assure l’abstraction du matériel pour permettre aux développeurs de se concentrer sur les applications», sur leur logique propre, et sur l’expérience utilisateur. Un système d’exploitation «véritablement distribué» et qui s’étende sur «de multiples centres de calcul.» Et pour cela, rien de tel que Windows Server 2012, semble dire Satya Nadella.

D’ailleurs, assure-t-il, si Microsoft avance sur ce terrain, c’est d’abord poussé par ses propres besoins, ceux d’applications maison qu’il exploite «à l’échelle d’Internet», comme Dynamics CRM et Office 365, ou encore Bing. Le moteur de recherche de l’éditeur fonctionnerait en fait déjà sous Windows Server 2012. De quoi permettre à Nadella d’affirmer sa «confiance dans la robustesse» du prochain système serveur de Microsoft. Lequel doit entrer en phase RTM au mois d’août, avant une disponibilité générale au mois de septembre.

 

Prendre des parts de marché à VMware

Mais il n’est pas question, pour le président de la division Server and tools de l’éditeur se contenter de vanter Windows Server 2012... sans le comparer à la concurrence sur le terrain du Cloud. Et Jeff Woolsey, directeur de programme pour la virtualisation de Windows Server, d’épingler VMware : «ils assurent qu’ils peuvent supporter jusqu’à 300 000 IOPS sur une seule machine virtuelle [...] Avec Windows Server 2012, nous en supportons plus d’un million, soit plus de trois fois plus.» Le support d’ODX pour le stockage - avec déport d’une partie de la tâche sur le système de stockage - n’y est peut-être pas pour rien : en s’appuyant sur cette technologie maison, c’est un débit de 1 Go/s que Microsoft parviendrait à atteindre - «des performances inconnues jusqu’ici [...] Windows Server 2012, c’est le stockage en mode Cloud sans souci.» Le nouveau système d’exploitation serveur de Microsoft, attendu à l'automne,  supporte en outre des disques virtuels allant jusqu’à 64 To, jusqu’à 64 processeurs virtuels, ou encore jusqu’à 1 To de mémoire vive par machine virtuelle.

Au-delà des mots, Microsoft a aussi annoncé le lancement d’un programme «Switch to Hyper-V» qui doit permettre à ses partenaires d’accéder à des «outils, ressources et conseils pour migrer sans risque» des clients d’un environnement VMware à Hyper-V.

 

Office 365 en marque blanche

Séparément des annonces de Nadella, Microsoft avait annoncé la veille la possibilité pour les partenaires de revendre en marque blanche la suite en cloud Office 365 de l'éditeur, un mouvement bien accueilli, quoique avec surprise, l'éditeur s'étant jusqu'alors refusé à ce genre de décision. Il faut dire qu'il devenait urgent pour Microsoft d'offrir une solution à des revendeurs de plus en plus grognon de voir l'éditeur rogner leurs ventes de licences Office sans leur proposer une alternative plsu acceptable que la simple revente dans le cloud.

Avec le nouveau schéma présenté par l'éditeur, les partenaires pourront associer leur marque à Office 365, fournir des prestations comme le support, mais surtout, assurer la facturation en direct des clients. Ils contrôleront donc l'ensemble de la relation commerciale, un contrôle essentiel pour nombre de partenaires qui ne voulaient pas que leur relation avec leurs clients soit un jour court-circuitée par l'éditeur.

Avec la contribution de Valéry Marchive, LeMagIT, à Toronto

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