Cet article fait partie de notre guide: Openworld / JavaOne 2013 : les grandes annonces

Cloud : IaaS, base de données et Java au menu d'Oracle

A OpenWorld, Oracle a beaucoup parlé de ses offres cloud et notamment annoncé des offres de "compute", de stockage ainsi que des services de bases de données et de serveur applicatif Java "as a service".

Thomas Kurian, remplaçant au pied levé Larry Ellison lors du keynote cloud d’Openworld 2013, hier mardi 24 septembre a dévoilé plusieurs nouveaux services Cloud et en a dit un peu plus sur les technologies qui motorisent le cloud d’infrastructure Oracle – le P.-D.G. d’Oracle ayant renoncé à son keynote pour embarquer sur le bateau Oracle qui remporté hier sa 10e victoire contre les Kiwis pour égaliser 8 régates à 8.

Le vice-président en charge du développement produit d’Oracle a notamment expliqué qu’Oracle avait décidé d’appuyer son cloud sur ses propres briques d’infrastructure et sur OpenStack. OpenStack Nova est utilisé pour l’allocation de ressources d’infrastructure (CPU, mémoire, stockage…), tandis qu’OpenStack Swift fournit les services de stockage objet. L’éditeur propose également un stockage en mode bloc persistant pour ses VM – Un service dont plusieurs responsables Oracle nous ont informellement dit qu’il est basé sur les nœuds Exalogic utilisés dans le cloud Oracle, une information que nous n’avons toutefois pas pu confirmer officiellement. L’offre de « compute cloud » d’Oracle est la réponse du constructeur à Windows Azure IAAS de Microsoft, IBM Smartcloud ou HP Compute Cloud. C’est aussi un concurrent fonctionnel pour Amazon AWS et Google Compute Engine.

Un cloud basé sur OpenStack

L'architecture de Oracle Cloud
L'architecture de Oracle Cloud

Pour développer ses capacités OpenStack, Oracle s’est appuyé sur les technologies de Nimbula, une société acquise en mars 2013. Comme l’a expliqué John Fowler le patron des systèmes chez Oracle, les capacités de « compute » s’appuient sur l’offre engineered systems d’Oracle avec des nœuds Exalogic pour la partie compute, des nœuds exadata pour la partie exadata (Fowler évoque le chiffre de plusieurs centaines de systèmes Exadata). Le stockage est fourni par des baies ZFS (environ 250 Po installés) mais aussi par les nœuds exalogic. Il est vraisemblable que les nœuds ZFS servent de support au stockage objet Swift, tandis que les nœuds exalogic pourraient servir au stockage en mode bloc, même si cela n’a pas été explicitement confirmé par Oracle. Enfin, il paraîtrait logique que le constructeur ait aussi utilisé sa technologie de virtualisation réseau, héritée du rachat de Xsigo (Notamment pour ses capacités de gestion de VLAN et de gestion dynamique d’adresses IP).

Actuellement l’infrastructure du constructeur serait répartie dans une vingtaine de datacenters dans le monde dont un à Londres et un autre aux Pays-Bas pour l’Europe. Le vice-président d’Oracle en Europe, Loic le Guisquet, interrogé par un confrère anglais lors d’une session de questions et réponses, a semblé satisfait de cette implantation et a indiqué que si la réglementation européenne venait à se durcir, Oracle pourrait toujours s’appuyer, si nécessaire, sur des partenaires pour délivrer ses services avec une infrastructure locale dans chaque pays. Cela ne semble toutefois pas être à l’ordre du jour.

En adoptant OpenStack, Oracle se joint à d’autres géants comme HP ou IBM, même s’il semble le faire en effectuant ses propres optimisations et ajouts au code OpenStack. Il espère ainsi lever les peurs de « lock-in » de certains clients. Mais Oracle semble pour l’instant désireux de garder sous cloche ses optimisations autour d’OpenStack. Alors qu’IBM a contribué 1886 modifications au code OpenStack en six mois, qu’HP en a effectué 1160 et que Red Hat en a apporté 4848, Oracle ne figure pas dans la liste des contributeurs des six derniers mois.

Thomas Kurian lors de son keynote sur le cloud �Openworld 2013 Thomas Kurian lors de son keynote sur le cloud
à Openworld 2013

OpenStack n’est toutefois qu’une fondation pour Oracle dont l’objectif est de lier les différentes solutions de l’éditeur. Oracle VM par exemple, est le moteur de virtualisation au cœur du cloud d’infrastructure Oracle, un choix évident pour le constructeur qui a déjà bâti une large collection de templates pour déployer son catalogue logiciel sur l’hyperviseur.Wim Cockaerts, le patron d’Oracle VM, rencontré par LeMagIT, a d’ailleurs confié que cette collection de templates, validés, testés et supportés par l’éditeur était un point de différentiation majeur par rapport à Microsoft et VMware.

Base de données et Java à la demande

Au-dessus de cette couche d’infrastructure, Oracle entend déployer de plus en plus de services. À Openworld, la firme a ainsi annoncé le lancement d’une offre de Database à la demande ("as a service") basée sur Oracle 11g et 12c. Le service de base de données en cloud de l’éditeur permet à ses clients de disposer d’instances dédiées d’Oracle Database sur le cloud Oracle et ce dans tris modes : un mode basique dans lequel le client administre sa base, un mode managé, ou Oracle gère les optimisations, la sauvegarde, les correctifs et les mises à jour, et enfin un mode haute disponibilité qui ajoute au mode managé le support d’Oracle RAC.

Autre annonce, Oracle a présenté "Java as a Service", une offre qui permet aux clients de disposer d’instances de WebLogic dans le cloud. Comme pour le service de bases de données, ces instances peuvent être autonomes ou en cluster.

Ces services s’ajoutent à l’offre existante de plate-forme as a service d’Oracle. Pour l’instant l’offre de cloud d’infrastructure, tout comme les offres de base de données et de Java, n'est disponibles qu’en mode « Preview ». Les prix des différents services n’ont pas non plus été précisés, pas plus que la date de leur disponibilité générale. Près d'un an après ses premières annonces, Oracle a donc encore du pain sur la planche avant de délivrer un service de cloud public en production.

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