Google s’habille d’un algorithme plus sémantique

Pour fêter ses 15 ans, Google a décidé de marquer le coup en rénovant son puissant algorithme. Sous le capot, la volonté de traduire les requêtes complexes en langage naturel, et de se rapprocher un peu plus du sens des mots.

Pour fêter ses 15 années d’existence, Google a décidé de frapper fort. La firme de Mountain View, comme pour marquer le coup, a officialisé la refonte du très puissant algorithme qui motorise son moteur de recherche. Une annonce de poids, tant la firme californienne souffle le chaud et le froid dans le monde de la recherche sur Internet. Aux Etats-Unis, Google truste par exemple près de 67% des requêtes. Chaque ajustement de l’algorithme est donc d’une importance capitale, tant pour les utilisateurs du Web, que pour les entreprises qui souhaitent optimiser leur présence et leur référencement dans les résultats de recherche de Google.

Déployé il y a déjà un mois, affirme Google (90% des requêtes Google s’y adossent), ce nouveau moteur, baptisé Hummingbird, vise notamment à aligner l’algorithme sur les usages du moteur de recherche et a pour objectif de mieux traduire aux internautes les requêtes complexes en exploitant les mécanismes du langage naturel. Terminées ainsi les très lourdes requêtes, conjuguant booléens et mots-clés. Désormais, affirme Google, l’internaute peut poser simplement une question, Google devrait savoir y répondre. Comme engager une conversion avec la machine en somme. Le moteur devrait ainsi étendre ses recherches non plus uniquement aux documents ou aux simples mots. Mais également y associer un véritable sens, comme l’indique le site Internet spécialisé, Search Engine Land. Hummingbird prendrait également mieux en compte chaque mot de la phrase ou question afin d’être plus précis dans ses résultats.

S’agirait-il d’un premier pas vers la généralisation de certains concepts sémantiques, comme pourrait le penser Tim Berners-Lee ? Google avait déjà avancé sur ce terrain. Si l'on se rappelle le rachat de Metaweb en 2010, une société spécialisée dans l’intégration de données sémantiques, le lancement de la technologie du Knowledge Graph semblait amorcer un premier virage clé dans la stratégie de Google. Le Knowledge Graph, ce sont les fiches qui s’affichent à droite des résultats lorsqu’on effectue des requêtes sur un lieu ou une personne par exemple. Son principe est de compléter les résultats d’éléments de réponses piochées dans des bases de connaissances tierces, comme Wikipedia, par exemple. Avec Hummingbird, il semble que Google soit en train d’introduire en direct des interactions de ce type avec le moteur, constate en substance Daniel Mayer, directeur marketing de la société Temis, spécialisée dans l'enrichissement sémantique de contenus. «On note en effet des allusions à des approches liées à des extractions d’entités nommées. On peut imaginer que Google ait les moyens de reconnaître des expressions», commente-t-il, bien qu’aujourd’hui, aucune information détaillée n’ait véritablement filtré.

Restera enfin une question. Ce changement clé dans l’algorithme Google aura-t-il des conséquences directes sur les très précieuses règles du référencement, qui donnent aujourd’hui le La sur le Web et sont clé dans les politiques commerciales et marketing Web des entreprises ? Si aujourd’hui, cette refonte, qui rappelons-le, a été initiée il y a un mois, ne semble pas avoir provoqué de remous sur le Web, on se rappelle encore de la migration vers Panda - qui n’était qu’une mise à jour partielle du moteur. Certains sites de vente en ligne et des comparateurs de prix s’étaient retrouvés déclassés dans les résultats de recherche.

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