Jean-Yves Robin quitte la direction de l’Asip Santé

Changement à la tête de l’Asip Santé, l’agence des systèmes d’information partagés de santé. L’agence gouvernementale, dont une des missions est la mise en place du pharaonique projet du DPM (Dossier Médical Personnel) a annoncé la départ de Jean-Yves Robin du poste de directeur. Son départ est effectif depuis le 30 novembre. Le nom de son remplaçant n’a pas été communiqué.

Changement à la tête de l’Asip Santé, l’agence des systèmes d’information partagés de santé. L’agence gouvernementale, dont une des missions est la mise en place du pharaonique projet du DPM (Dossier Médical Personnel) a annoncé la départ de Jean-Yves Robin du poste de directeur. Son départ est effectif depuis le 30 novembre. Le nom de son remplaçant n’a pas été communiqué.

Jean-Yves Robin était arrivé à la tête de l’agence en 2008 et a notamment contribué à « l’élaboration et à la mise en oeuvre d’une nouvelle politique publique en matière de systèmes d’information de santé », rappelle un communiqué de presse. Jean-Yves Robin a également eu la lourde tâche de récupérer le dossier très lourd du DMP, dont la mise en place accumulait les retards à répétition. C’est ainsi sous son ère que la mise en production du dossier médical a été initiée, après avoir émergé une première fois en 2004.

Depuis, ce DMP, très polémique, a peiné à trouver son rythme de croisière, retardé dans son déploiement par le manque de comptabilité avec le parc applicatif des praticiens ainsi que par le faible niveau d’informatisation des médecins. En mars 2012, Jean-Yves Robin avait du revoir le calendrier, face à la trop lente adoption du dossier auprès des professionnels de santé. Quelque 120 logiciels sont aujourd’hui « DMP compatibles », rappelle l’Asip Santé dans un communiqué.

Rappelons que la cour des comptes avait vivement critiqué le pilotage ainsi que la gestion par l’Etat du DMP. Les coûts du dossier médical avaient aussi été pointés du doigt, 201 millions d’euros pour la période 2005-2011 et 500 millions d’euros avec le coût des dossiers informatisés dans les hôpitaux.

En septembre dernier, la ministre de la Santé, Marisol Touraine avait décidé, dans sa stratégie nationale de santé, de ré-orienter le DMP, le limitant aux patients atteints de maladies chroniques ou encore les personnes âgées. Un dossier médical de deuxième génération pour en assurer l’adoption en somme.

« Au-delà des difficultés rencontrées sur le déploiement du DMP, l’Asip Santé a su remplir les missions qui lui ont été confiées, apporter son plein concours aux politiques publiques en matière de systèmes d’information en santé et appuyer efficacement les différentes directions du ministère », a tenu à souligner Pierre-Louis Bras, secrétaire général des ministères chargé des affaires sociales, dans un communiqué.

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